CHAPITRE XIII. 3o
l'effet important du premier contact; 6° la consommation du zinc est moindre, puisqu'il paraît, suivant M. Faraday, que le zinc dans la nouvelle forme de batterie est trois fois aussi effectif que celui de la forme ordinaire; -7° outre l'importance de la conservation du métal, la batterie est plus brillante et plus facile à ménager, ensuite les surfaces des plaques de zinc et de cuivre peuvent être rapprochées davantage que dans l'ancienne, quand on construit la batterie; 8^ comme conséquence de la moindre consommation du métal, on peut se servir de plaques de zinc laminé au lieu de plaques épaisses; les premières ont paru supérieures dans l'action à cellesci, peut-être en raison de la plus grande pureté du zinc; 9° il y a économie dans l'acide employé, puisqu'il est en rapport avec la quantité de zinc dissous; 10" l'acide est aussi plus facilement épuisé et il est en si petite quantité que l'on n'a jamais l'occasion de se servir de la charge ancienne, ce qui est un inconvénient quand on y est forcé, en raison du cuivre qu'elle renferme; i i** en employant pour la charge le mélange indiqué d'acide nitrique et sulfuri([ue, il ne se développe pas de gaz dans les auges, de soi'te qu'une batterie de quelques centaines de pla(}ues peut être fermée sans inconvénient; 12° quand Tacide est épuisé, on peut l'enlever et le remplacer par un autre avec une grande facilité, et laver les plaques. i!^o5. M. Faraday a trouvé quelques inconvénients dans l'emploi de la nouvelle pile qu'il n'a pas encore pu faire disparaître: l'un d'eux est la grande difficulté que l'on rencontre à faire une auge de bois constamment humide, sous les alternatives d'humidité et de sécheresse auxquelles est soumis l'appareil voltaïque. Un autre inconvénient est la précipitation du cuivre sur la plaque de zinc, effet qui provient probablement de ce que les papiers interposés entre les plaques de cuivre retiennent de l'acide quand l'auge est vide, lequel agissant lentement sur le cuivre, forme un sel qui se mêle graduellement avec la charge suivante, et se réduit sur la plaque
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de zinc. Il pense qu'en se servant de morceaux de verre on pourra remédier à cet inconvénient.
Il paraît (|iie la grande supériorité des auges de M. Faraday dépend de la très-courte distance qui existe ^ntre les surfaces de cuivre et de zinc, laquelle n'est que de -^ de pouce , et de la qualité supérieure du zinc laiminé sur le zinc ordinaire.
i3oG. M. Faraday a donné quelques résultats pratiques sur la construction et l'emploi de la nouvelle batiterie. Sa batterie, composée de l\o paires de plaques, ayant d'abord été cbargée avec un mélange tie 200 jDarties d'eau et de 9 d'acide sulFurique, la batterie entière perdait i86,4 équivalents de zinc pour l'équivalent 'd'eau décomposée dans l'électromètre voltaïque. En -chargeant l'appareil avec 200 parties d'eau et 16 parties d'acide bydrocblorique, il y avait i52 équivalents de zinc pour un équivalent d'eau décomposée. Avec un méilange de 200 parties d'eau et de 8 d'acide nitrique, la Laiterie perdait ']l\,i6 équivalents de zinc pour 1 d'eau décomposée. Les acides sulfurique et bycirochlorique dégageaient beaucoup d'hydrogène sur les plaques, tandis que le dégagement était nul avec l'acide nitrique. On voit donc que l'acide nilricjue a une supériorité sur les autres. H résulte aussi de là qu'on a un grand avantage à ajouter de l'acide nitrique aux acides sulfurique et bycirochlorique.
i3o7. On a auhsl un grand avantage à employer du ^inc pur, attendu que la plupart des espèces de zinc, lorsqu'elles réagissent sur l'acide sulfurique, laissent plus ou moins une matière insoluble sur leur surface, en forme de croûte, composée de cuivre, de plomb, de zinc, de fer et de caducium à l'état métallique, qui diminue l'effet général. Le meilleur zinc est celui qui se dissout lentement dans une dissolution d'acide sulfurique en conservant son brillant. Le zinc du Brabant de Mosselman produit cet effet.
Lorsqu'on s'est servi des plaques d'une batterie, il faut