‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 2)Chapitre 30 sur 176 · ALTÉRATIONS DU CUIVRE · texte numérisé non relu

ALTÉRATIONS DU CUIVRE

Nous avons déjà exprimé notre opinion sUr la manière

dont nous concevons la céniontation, en lui attribuant une origine électrique ( loGi), ainsi nous n'y reviendrons pas.

Quant à la présence des cristaux de protoxide de cuivre sous la croûte, composée de substances diverses, qui recouvrent quelques objets antiques en bronze, et qui tapissent les petites géodes que l'on trouve dans l'intérieur des médailles, on ne peut guère attribuer leur formation au mouvement moléculaire dont nous Venons de parler.

Les notions que nous possédons sur les circonstances de leur production nous mettent à même de concevoir comment ils se tiouvent déposés sur les objets antiques : la croûte qui recouvre ces objets une lois formée, le Ticjuide place au-dessous, ne communiquant que difficilement avec celui qui est à Textéiieur, a dû se saturer davantage de sels de cuivre. D'un autre côté, les portions sur lesquelles il ne s'est pas formé d'incrustation ont continué à être soumises à l'action des agents extérieurs. Il est résulté de là que l'électricité négative provenant de cette dernière action a été repoussée dans l'intérieur, de manière que la portion située sous la croûte qui n'était pas soumise à une action aussi forte que celle qui était à l'extérieur , est devenue le pôle négatif d'un couple voltaïque qui a réagi siu* la dissolution encbàssée. Suivant l'intensité de cette action et le degré de concentration de la solution, on aura eu des cristaux de protoxide de cuivre ou de cuivre à l'état métalli(|ue.

Nous ferons remarquer que les altérations qu'éprouvent, en général, les médailles dépendent de la nature des terrains dans lesquels elles ont longtemps séjourné. Tous les antiquaires savent que dans les terrains volcaniques elles sont vert-émeraude; c'est le sous-cblorut'e de cuivre (jui domine. Dans le royaume de Naples, loin du Vésuve, elles sont bleues; c'est alois le carbonate qui les colore. Dans les JMarais Pontins, elles sont jaunes; du côté d'Agrigente, elles sont blanchâtres. Nous ne

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