CHAPITRE IV
petit nombre de parties isolées, où cette matière verdâtre reposait sur une couche friable de couleur rouge brun de protovide de cuivre; en frappant avec un maillet, on fit tomber la couche verdâhe ; en général, la couche intermédiaire n'existait pas; mais alors la couche verdâtre était tellement adhérente au métal que Ton avait de la peine à l'enlever. Les feuilles de cuivre correspondantes, placées à tribord, avaient une apparence moins limoneuse et étaient dépourvues également de coquillages et de végétaux; elles étaient toutes percées d'un bout du bâtiment à l'autre; ces perforations ne présentaient aucune des apparences qui pouvaient les faire attribuer à une déchirure ou à un frottement. Les pesées des deux espèces de feuilles ont montre d'abord que les 6 feuilles de cuivre avaient été corrodées au point d'être hors de service au bout de 11 mois et demi de séjour dans le port, bien qu'elles n'eussent éprouvé aucune faible perte absolue; il paraîtrait donc que l'action corrosive de l'eau de mer n'avait agi que sur des endroits isolés du métal, qui avait conservé presque toute son épaisseur primitive autoui' de chaque perforation. Les poids moyens des douze feuilles ont été trouvés sensiblement les mêmes.
loqr. Un nouvel examen fut fait, le i3 mai i834, sur le même bâtiment, ainsi que sur le porte bateau du bassin, M. Thomeuf reconnut que les surfaces des deux: métaux ne présentaient ni coquillages, ni la moindre tache de végétation; qu'elles étaient seulement recouvertes d'une léffère couche limoneuse, extrêmement molle, qu'on a enlevée facilement au moyen du lavage. La surface de cuivre était recouverte d'une couleur rouge brun, tandis que la surface du second ne présentait que çà et là une couleur verdâtre.
Dans les expériences faites à Cherbourg sur le Renard^ le rapport de la détérioration du cuivre à celle du bronze a peu varié, puisque la moyenne a été de 2,20. Les épreuves fuites à Lorient, sur le porte-bateau, fixent ce riapport à 2,04, nombre qui s'éloigtie peu du précédent. V. 5