CHAPITRE PREMIER. % I
Quand le dégagement d'oxigène s'effectue rapidement, si i'on fait toucher au fîl de fer le fil négatif dans lacide, ce dégagement de l'oxigène est arrêté, non-seuiement pendant le contact, mais encore après que les fils ont été séparés. Il suffit de tenir quelques instants hors de l'acide le fil de fer pour lui communiquer la propriété de favoriser ie développement du gaz oxigène à sa surface. La production de l'oxigène a lieu également avec les acides sulfurique et phos|)horique étendus, en fermant le circuit, comme il a été dit. Le dégagement de l'oxigène sur le fer, avec ces acides, s'arrête plus facilement et se rélahlit avec plus de difficulté qu'avec l'acide nitri([ue. Avec une solution de potasse, on obtient de l'oxigène, quelle que soit la manière dont on ferme le circuit, mais il n'en est pas de même avec les solutions de chlorure, de bromure et d iodure; l'oxigène qui provient de la décomposition de l'eau, ainsi que le chlore et le brome , se combine avec le fer.
L'argent, le cuivre, l'étain, le plomb, le cadmium, le bismuth, le zinc, le mercure ne présentent rien de semblable.
10-29. Le fer rendu inactif, par les moyens indiqués, ne possède plus également le pouvoir de précipiter le cuivre et les métaux oxidables de leurs dissolutions respectives : si l'on prend un mélange à parties égales d'une solution de nitrate de cuivre et d'acide nitrique, et que l'on plonge dedans du fer à l'état ordinaire, il y a action immédiate et le cuivre est précipité; mais si le fer inactif est mis en communication avec une lame de j^latine plongeant, ainsi que lui, dans la solution préparée, il n'y a aucune action. Au bout de quelques secondes on peut enlever le platine; le fer reste pur et brillant pendant quelque temps, mais ensuite le cuivre commence à se précipiter et le fer est fortement corrodé.
Le fer et l'acier plongés dans une solution de nitrate d'argent perdent le pouvoir de précipiter le cuivre de ses dissolutions.
io3o. \' oyons maintenant les effets électriques produits tlans les divers phénomènes que présente le fer plongé
la PUOPRIÉTLS ANOaiALJ-S JJD fKR PLOSGÉj laC.
dans l'acide nitrique , quand il est actif ou non actif : employons à cet effet deux fds, l'un en fer, communiquant avec l'une dos extrémités du multiplicateur à aiguilles compensées d'une sensibilité moyenne; l'autre en platine, en relation avec l'autre extrémité. Quand le fer est actii, le courant est des plus énergiques; lors(ju'il est inactif, le courant est encore sensible; sa direction est la même et son intensité est à peu près constante pendant plusieurs jours. Il produit à notre appareil une déviation de l'aiguille aimantée de 65°'
La production de ce courant nous indique une action chimique, faible à la vérité, de la part de l'acide sur le fer; et cependant la surface de ce métal reste claire et brillante! Nous avons pensé que la partie du fer (jui est au-dessus du niveau de l'acide étant humectée par l'acide et soiunise à l'action de l'air, il pouvait résulter de là un courant ; mais il n'en est pas ainsi; car, ayant passé le fil de part en part dans un tube de verre, on a raniolli à la ]amp<' l'un des bout^pour (|ue le verre s'appliquât exactement sur le métal, et l'on a plongé dans l'acide le fil j)ar le bout préparé; l'effet a été le même, quoiqu'il n'y eût plus d'oxidation. L'expérience suivante ne laisse aucun doute, au surplus, sur la production du courant dans le contact de l'acide nitri([ue et du fer, cjuoique la surface de ce dernier reste constamment brillante.
On a formé une pile avec trois éléments, composés chacun d'une lame de fer inactive, d'une lame de platine, d'un centimètre carré, et d'acide nitrique à i. 35; à chacune des lames était attaché un fil du même métal, servant à établir la communication d'un couple à l'autre; à chacun des fils extérieurs on a fixé un fil de cuivre; les deux bouts libres ont été plongés dans une solution de nitrate de cuivre assez concentrée. Quelques heures après, le bout négatif présentait du cuivre, réduit, et le bout positif était oxidé. Ce résultat prouve évidemment le dégageuient d'électricité dans chacun des couples (|ui composaient la pile.
io3i. La propriété doijt jouit le 1er préservé est aiia-