CHAPITRE PREMIER
ne Test pas. On prend pour cela un fil dont un des bouts est oxidé, et ou le met en contact avec un autre fil de fer ordinaire, puis on les introduit l'un et l'autre dans de l'acide d'une pesanteur spécifique de i. 35, le bout oxidé le premier et une portion du couple se trouvant en dehors. Les deux fils n'éprouvent aucune action chimique: il en est de même quand on les sépai'e. Le second fil peut servir à rendre indifférent un troisième fil et ainsi de suite.
Un fil indifférent étant plongé dans de l'acide nitrique, de manière à laisser une portion de sa longueur dehors du liquide, ainsi qu'un autre fil sans préparation, celui-ci éprouve immédiatement une action vive; mais si l'on rapproche jusqu'au contact les bouts non innnergés, le fil indifférent devient actif aussitôt, quelle que soit la longueur de chacune des parties immergées.
lo.i'y. Les expériences suivantes serviront à montrer jusqu'à quel point les effets électro-chinnques interviennent dans ces phénomènes. Si l'on plonge un fil de fer en tout ou en partie dans de l'acide nitrique et si, lorsque l'action est commencée, on le touche avec un fil de platine, l'action de l'acide sur le fer cesse aussitôt. La partie immergée devient brillante et n'éprouve aucun changement. L'effet est le même quand on substitue au platine un métal non oxidable ,du charbon ou de la plombagine. Une petite surface de platine suffit pour annuler l'action de l'acide sur une large surface de fer. Il n'en est plus ainsi quand on touche le fer avec du cuivre, du zinc, de l'étain, du bismuth, de l'antimoine ou du plomb, il est attaqué aussitôt. L'acier se conq^orte comme le fer dans les expéi'iences précédentes. Un fil d'acier plongé seul est d'abord attaqué, sa surface se recouvre d'une couche carbonacée, qui préserve non-seulement la pai'tie innnergée, mais celle qui ne l'est pas, quand on l'introduit dans le liquide. L'acide à i. ^99 n'agit pas sur les lames d'acier destinées aux ressorts de montres, même lorsqu'on élève leur tenqjérature jus([u'à fébullition. Il n'en est pas de même de facier qui a reçu la trempe la.
lO PROPRIÉTÉS ANOMALIiS DU FER PLONGÉ, ETC.
plus forle; il est attaqué avec une extrême violence avec l'acide chaud et avec assez de facilité par le même acide liûid.
Lorsque le fer est dans un état d'inaction, on peut le conserver pendant 3o jours dans de Tacide nitri(jue, sans qu'il perde son brillant et sans que le métal soit attaqué le moins du monde.
Un couple de fer et platine entièrement plongé dans l'acide nitr'icjue ne tlonne aucun effet quand on chauffe graduellement, mais lorsque l'acide commence à atteindre le terme de l'ébullition, le fer est attaqué et ne tarde pas à être dissous.
Le fer inactif conserve sa propriété quand on le retire de l'acide, ([u'on l'expose à l'air, ou cju'on le plonge dans l'eau pure ou dans l'ammoniacjue. Il devient actif dès l'instant qu'on frotte sa surface.
Quand on opère dans une capsule qui contient peu d'acide et que l'expérience est répétée à plusieurs reprises, l'acide devient incapable d'amener le fer à l'état inactif.
ioa8. Avant d'essayer d'explitjuer la propriété singulière que prend le fer plongé dans l'acide nitrique, soumettons ce métal à différents essais, à l'aide d'une pile d'un j)elit nombre d'éléments.
Si l'on met un fil de platine en communication avec le pôle négatif et un fil de fer avec le ])ôle positif, et si l'on plonge les extrémités libres de ces fils dans de l'acide nitrique à r. 35, l'extrémité de platine la première, le fer n'est point attaqué et ce métal est également indifférent dès l'instant (pi'on arrête l'action de la pile.
Si l'on fait usage d'un acide contenant 20 fois son volume d'eau et même lioo fois, et que l'on ferme le circuit de la manière indiquée, l'oxigène qui se dégage au pôle positif et qui provient delà décomposition de l'eau, ne se combine pas avec le fer et s'y développe justement de la même manière que si on opérait avec du j)latine, c'est-à-dire, que son volume est dans le i-apport de i à ^j avec la quantité d'hydrogène dégagée au pôle négatif.