‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 2)Chapitre 76 sur 176 · CHAPITRE VI!I. 1 Sq · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI!I. 1 Sq

3 grammes de cleutoxide de mercure, avec 'j grammes de sucre tie lait, c) de potasse et lo d'eau, le mercure est réduit à l'état métallique, sous foruie de pâte : le métal se trouve alors dans un grand état de division, en raison de l'eau iuterposée entre ses parties. On peut se servir de cette pâte pour fixer le mercui'e sur le verre sans lintermédiaire de l'étain ; il suffit pour cela de l'étendre en couches très-minces, et de chauffer légèrement le verre; la chaleur chasse une partie de l'eau, et l'autre partie sert d'intermédiaire entre le verre et le mercure , pour faire adhérer ce dernier. L'adhérence est assez forte pour empêcher qu'un choc un peu fort imprimé au verre n'en détache le métal. Nous croyons qu'une des causes de l'adhérence doit être attribuée aussi à la présence d'une petite quantité d'oxide de mercure dans le métal; car l'on sait, d'après les expériences de M. Dulong, que le mercure peut adhérer au verre en raison de l'oxide qu'il renferme. On parvient, par le même procédé, à fixer sur le verre les amalgames d'or et d'argent : nous n'en faisons mention ici que parce qu'il se pourrait faire qu'on eût besoin de semblables surfaces métalliques, dans des expériences sur la lumière ou la chaleur.

La chaux, et par suite la baryte, et la strontiane ne se comportent pas comme les alcalis à l'aide de la chaleur, par rapport à l'oxide de cuivre et aux matières sucrées. Nous avons vu que les alcalis font passer l'oxide, suivant la nature de la matière sucrée, à l'état de protoxide ou bien à l'état métallique : la chaux , qui dissout facilement cet oxide par l'intermédiaire des mômes matières, ne jouit pas de la propriété d'opérer une de ces deux réductions à l'aide de la chaleur; elle détermine un précipité jaune- orangé, formé de protoxide de cuivre et de chaux, dont on connaît aisément la nature en le traitant par l'ammoniaque. La baryte et la strontiane donnent lieu également à la formation d'un protocuprate de baryte et de strontiane; l'action spontanée produit les mômes effets, et l'on peut même s'en

l4o DE LA CRISTAL, DK Ql'FLQ. OXID. MÉTAL., ETC.

servir pour accélorei* la formation des cristaux de carbonate hydraté de cliaux , car le deutoxide de cuivre , en passant à Tétat de protoxide, cède une pai'tie de son oxigène au carbone ; l'acide cai'bonicjue se (.'onibine alors avec la chaux, et il se précipite sur les parois du vase un protocuprate de chaux orangé.

On peut obtenir également du protocuprate de potasse et de soude.

§ 11. De la cristallisation de quelques oxicles métalliques par ï intermédiaire du peroxide de polassiurn.

1 1 88. Puisque nous cherchons tous les moyens que la nature a jni employer pour former les substances (jui se trouvent dans les diveises formations de la terre, nous ne devons omettie aucun de ceux dont les sciences physiques et chimiques peuvent disposer pour faire cristalliser divers composés, entre autres les oxides métalliques dont plusieurs n'ont pu être obtenus en cristaux réguliers par aucun des moyens dont disposent la chimie et l'électro-chimie.

Nous avons eu l'idée de preiulre pour dissolvant le peroxide de potassium, qui, en raison de son degré d'oxigénation , ne doit pas posséder la faculté de former avec eux des combinaisons aussi stables (jue la potasse, qui est une base plus énergique.

On sait que lorsqu'on chauffe de la potasse dans un creuset d'argent découvert, elle fond, perd une partie de son eau et prend à l'air, en échange, de l'oxigènc; pour se transformer en peroxitle de potassium. Quand le creuset est refroidi, vient-on à jeter de l'eau sur le peroxide, il y a dégagement d'oxigène. Cela posé, si l'on met dans un semblable creuset \n\ demi-grannne de deutoxide de cuivre, avec 2 ou 3 granunes de potasse à l'alcool, et que l'on |)orte la tenq:>érature , pendant quelques minutes, jusqu'au rouge naissant, le deutoxide s'y dissout complètement. La dissolution étant refroidie, si

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