DE LA DÉCOMPOSITION DES ROCHES
§ l*'". Considérations générales.
1222. L'Altération que les roches éprouvent avec le temps avait déjà attiré l'attention de Werner. Ce célèbre géognoste avait remarqué que, dans plusieurs filons , la roche qui en forme le toit et le mur est altérée et décomposée, effet qui a lieu particulièrement dans les montagnes de gneiss, de micaschiste, de porphyre, etc. La décomposition porte ordinairement sur le feldspath, l'amphibole et le mica , et jamais sur le quartz. Cette altération, qui pénètre quelquefois jusqu'à une profondeur de deux mètres dans la roche, a lieu particulièrerement là où le minerai est chargé de soufre. Il a remarqué aussi que la partie altérée de la roche conserve souvent intactes ses parties intégrantes-, de sorte qu'il n'y a que destruction de l'attraction moléculaire.
Werner attribue ce genre de décomposition , soit à l'action de l'acide carbonique de l'air sur le feldspath du granité et du gneiss, qui se change en kaolin, soit à l'action du sulfate de fer provenant des pyrites sur le feldspath , le mica et même l'amphibole.
La masse des filons, ou du moins plusieurs des substances qu'ils renferment, éprouvent en général une décomposition plus ou moins complète, soit par la réaction des sels tenus en dissolution dans les eaux qui s'y introduisent, soit par l'action de l'air atmosphérique et