‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 104 sur 397 · I 54 RECHER. ANALYTIQUES DE M. POISSON · texte numérisé non relu

I 54 RECHER. ANALYTIQUES DE M. POISSON

faute de pouvoir apprécier le rapport de l'une de a forces a l'autre, nous ne pouvons pas non plus connaîtr quelle serait la vitesse que l'action magnétique du globt imprimerait au fluide magnétique qui viendrait à se détacher d'une aiguille aimantée. En faisant une supposition convenable sur le rapport de la puissance magnétique à l'attraction générale, on peut rendre cette vitesse dans le sens vertical égale à celle de la lumière, et même beaucoup plus grande; ce qui montre comment une certaine action d'un corps, sur des particules d'une extrême ténuité, situées à sa surface, peut les lancer dans l'espace avec une immense vitesse, eoinme on le suppose à l'égard du fluide lumineux dans la théorie de l'émission.

Dans les suppositions particulières que M. Poisson a prises pour exemples de calcul, le poids du fluide libre contenu dans une des aiguilles dont M. Gauss s'est servi, aurait une grandeur assignable, égale à une très-petite fraction de milligramme, et le poids du fluide a l'état neutre qu'elle renfermait également, demeurerait tout a fait inconnu. Mais il faut observer, à cette occasion, que dans la théorie du magnétisme, l'hypothèse que les deux fluides soient impondérables n'est pas essentielle, attendu que ces substances ne sortent jamais des corps de la plus petite dimension, et que les déplacements intérieurs qu'elles éprouvent dans l'acte de l'aimantation sont regardés comme insensibles. Cette supposition est nécessaire à l'égard du calorique et des deux fluides électriques, parce que le poids des corps n'augmente ni ne diminue jamais d'une manière appréciable, quelque grandes que soient les quantités de chaleur et d'électricité qu'on y introduise. Elle l'est également par rapport au fluide lumineux qui se meut, dans la théorie de l'émission, avec une excessive vitesse , et qui n'exerce cependant aucune percussion d'un effet appréciable sur les corps qu'il vient frapper en si grande abondance ; ce qui exige que les masses, et par conséquent les poids de ces particules, soient insensibles relativement aux

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