‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 197 sur 397 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

On voit que les différences entre les résultats calculés et les résultats de l'observation sont peu considérables.

M. Barlowa appliqué également sa méthode de calcula la détermination de la déclinaison à Paris et à Copenhague; la différence a été, entre les déclinaisons observées et les déclinaisons calculées, au-dessous de O0 3o', à Paris, et de o° 20' à Copenhague, en mettant décote la déclinaison observée en 178 r.

L'aiguille aimantée, outre les variations dont je viens de parler, est soumise encore à des oscillations annuelles, et cpii paraissent se rattacher à la position du soleil à l'époque des équinoxes et des solstices, et dont on doit la découverte à Cassini (1). Voici les conséquences auxquelles cet observateur a été conduit :

« Dans l'intervalle du mois de janvier au mois d'avril, « l'aiguille aimantée s'éloigne du pâle nord, en sorte que « la déclinaison occidentale augmente.

« \ partir (\w mois d'avril, et jusqu'au commencement « du mois de juillet , c'est-à-dire, durant tout le temps « qui s'écoule entre l'équinoxe du printemps et le solstice « d'été , la déclinaison diminue.

« Apres le solstice d'été et jusqu'à l'équinoxe du prince temps suivant, l'aiguille reprend son chemin vers « l'ouest, de manière qu'en octobre elle se retrouve, à « fort peu près, dans la même direction qu'en mai; « entre octobre et mars, le mouvement occidental est « plus petit que dans les trois mois précédents.

« Il résulte de là que pendant les trois mois qui se sont « éconlés entre1 l'équinoxe du printemps et le solstice d'été, « l'aiguille a rétrogradé vers l'est, et que dans les neuf « mois suivants, sa marche générale, au contraire , s'est « dirigée vers l'ouest. »

M. Cassini a observé, en outre, (pie les déviations étaient encore les mêmes dans les caves de l'Observatoire, où la lumière ne pénètre pas, et où la chaleur

(1) Annales de Ch. et Phys. , tom. xvi, page 5/t et suiv.

û54 DES VAR. SÉCLL. ET A XN . DE LA DÉCLINAISON.

est sensiblement constante. INous verrons pins loin jusqu'à quel point ces résultats généraux s'accordent avec ceux que MM. Gauss et Weber ont obtenus, à laide des nouvelles méthodes d'observation précédemment décrites. M. Ara go , voulant discuter les observations faites dans divers lieux, a pris la déclinaison moyenne de chaque jour, qui est la demi-somme de deux déclinaisons maximum et minimum, puis la déclinaison moyenne de chaque mois, qui est la somme des moyennes de tous les jours du mois , divisée par le nombre de ces jours. Toutes les déclinaisons moyennes, à Paris, pour chaque mois, depuis 1784 jusqu'à 1788, ont été placées dans un tableau. Dans un autre il a mis les déclinaisons moyennes à Londres, dans les environs des équinoxes et des solstices , depuis 1793 jusqu'en i8o5, calculées d'après les observations de M. Gilpin. En comparant tous ces résultats, il a trouvé un maximum de déclinaison vers l'équinoxe du printemps, et un minimum au solstice d'été , mais avec cette différence, que l'amplitude de l'oscillation a été moindre à Londres qu'à Paris.

Je donne ici ces deux tableaux, afin que le lecteur puisse vérifier les deux faits que je viens d'indiquer.

TABLEAU des déclinaisons moyennes à Paris.

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