CHAPITRE V. 3l
rappel H, destinée à faire coïncider le centre des oscillations avec le croisé des fils du microscope.
Dans l'intérieur de la boîte se trouve un double levier G, destiné à faire dévier l'aiguille d'un angle donné. Ce levier est muni aux deux extrémités de deux petits cylindres verticaux, au moyen desquels on entraîne l'aiguille. Ce levier se meut au moyen d'un bras 1, placé au-dessous.
L'appareil repose sur un trépied muni de trois vis calantes L L L.
Il n'y a pas de niveau dans cet appareil , parce qu'au moyen des trois vis on peut déplacer le point de suspension du fil, de sorte qu'il se trouve au centre de l'arc de cercle de suspension.
§ II. Manière de se servir de V appareil*
On commence par desserrer deux petites pinces à vis, situées sur la boîte, lesquelles permettent d'enlever le couvercle et le tube. On attache à la place de l'aiguille aimantée, au fil de suspension, qui porte un petit crocbet, une plaque de laiton exactement du poids de l'aiguille, afin de détruire la torsion du fil, et on remet ensuite l'aiguille à la place de la plaque.
On se sert ensuite du bras de levier pour dévier l'aiguille d'un nombre donné de degrés. On compte les oscillations à l'œil quand elles sont grandes, ou en l'armant d'une lunette si l'on craint que la cbaleur du corps n'influe, ou bien on emploie le microscope si elles sont petites.
On a vu précédemment que lorsqu'une aiguille aimantée, horizontale, est dans sa position naturelle d'équilibre, si on l'en écarte, elle y revient en effectuant une suite d'oscillations, dont la durée dépend de la résultante des forées magnétiques terrestres dans le lieu où l'on opère, et du degré de magnétisme de l'aiguille. On se sert du temps employé par cette aiguille pour effectuer une oscillation, quand son magnétisme ne change pas, pour déter-
32 MANIÈRE DE SE SERVIR DP. l'aPPAREIL.
miner l'intensité de cette résultante. A cet effet, on fait usage de la formule du pendule, attendu que l'aiguille qui oscille sous l'influence du magnétisme terrestre, se trouve dans les mêmes conditions qu'un pendule oscillant sous l'action de la pesanteur.
Si l'on représente par N et N' le nombre d'oscillations exécuté par la même aiguille dans le même temps ï, et dans deux lieux où l'intensité des forces magnétiques est g et g , on a, comme on l'a vu précédemment, d'après la formule du pendule ,
Na :N'2 iig'.g.
Les trois premiers termes de cette proportion étant connus, le quatrième s'en déduit. C'est à l'aide de cette formule que l'on a trouvé que l'intensité du magnétisme va en augmentant de l'équateur aux pôles.
Cette formule n'est point applicable h la force qui fait osciller la même aiguille lorsqu'elle est verticale, comme dans le cas où elle se trouve dans un plan perpendiculaire au précédent , attendu que dans ce cas , comme dans celui d'une aiguille qui se meut horizontalement, la force qui produit les oscillations n'est qu'une partie des forces magnétiques du globe. Mais si l'on représente par N,N', N" le nombre d'oscillations infiniment petites qu'exécute une aiguille pendant le temps T, lorsqu'on l'observe dans la direction de l'inclinaison , dans la direction verticale et dans la direction horizontale, on a, en représentant par q',g',g'' les forces magnétiques qui agissent chacune dans ces directions ,
d'où N2 = r£, N2 = ^ •
Mais comme ç' et g sont les composantes de la force g qui agit dans la direction de l'inclinaison , on a :
g'— g sin. I, g' = g cos. I.