CHAPITRE IV. 33l
nombre d'observations sur les bords de l'Euphrate, pendant le relevé de la navigation de ee fleuve par le colonel Chesney.
Depuis i 834, MM. Gauss et Webcrt , ainsi que d'autres observateurs , se sont livrés avec un zèle infatigable à des expériences relatives à 1 intensité magnétique, particulièrement sur les variations diurnes auxquelles elle est soumise, et dont il sera question plus loin. Je dois mentionner aussi les travaux des deux commissions scientifiques envoyées dans le Nord, en i835, i836, 1837 et 1 838 , dont l'une était composée de savants français, et l'autre de savants français et suédois.
La première expédition s'est rendue en Islande et au Groenland, et ses travaux sont consignés dans la relation publiée par ordre du roi, sous la direction de M. Paul Gaimard , et rédigée par M. le lieutenant Lottin , dont on ne saurait trop louer le zèle, l'intelligence et le dévouement; la seconde expédition eut pour destination Bossekop et le Spitzberg: ses travaux ne sont pas encore publiés.
11 n'a pas encore été question, dans le précis historique que je viens de présenter, des travaux de nos deux estimables compatriotes, les capitaines Freycinet et Duperrey, qui ont apporté à la masse commune bon nombre d'observations relatives à l'intensité magnétique, comme on va le voir. Je ne sais pour quel motif celles qui ont été faites par le dernier se trouvent omises dans le ta- Ibleau des intensités dressé par M. le major Sabine; ces observations ont cependant été publiées dans la Relation, du voyagé au four du monde , sue la eoeeette la. Coquille, publiée en i 83o.
En outre, M. Duperrey les a discutées toutes avec une grande sagacité, comme on a déjà pu voir dans le chapitre V du Ie' livre, oit j'ai exposé ses méthodes d'observation et de calcul, et comme on s'en convaincra encore de nouveau dans la suite de cet ouvrage.