‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 252 sur 397 · OBSER. D'INTENSITÉ DU CAP. DUPERREY · texte numérisé non relu

OBSER. D'INTENSITÉ DU CAP. DUPERREY

§ Ier. Observations d'intensité magnétique faites par le capitaine Duperrey.

Le capitaine Duperrey a fait ses observations d'intensité avec l'aiguille de la boussole des variations diurnes. Les résultats de cette aiguille, dont le magnétisme n'a jamais été troublé durant la campagne , se trouvent réduits, dans le tableau suivant, en nombres d'oscillations horizontales infiniment petites, et ramenés à une température égale.

Pour ramener ces divers résultats à une même tempé-

rature, on s'est servi de la formule c = • — ; 1 . la-

quelle, en raison des observations faites à Paris, à des températures différentes, a donné c=o,0OO2833 pour la valeur du coefficient de la correction applicable à toutes les observations du voyage.

Telle est la méthode que l'on suit encore aujourdhui pour ramener les observations d'intensité magnétique à une température uniforme; néanmoins, le capitaine Duperrey exprimait, dès l'époque de la publication de ses résultats, le regret de n'avoir observé qu'à Paris à deux températures différentes, son opinion étant déjà fixée sur ce point, que le coefficient de la correction de température déduit d'une même aiguille ne doit pas être le même en tout point du globe. Il a des motifs de croire que la température atmosphérique agit à la fois sur le magnétisme du sol et sur le magnétisme de l'aiguille; qu'en conséquence le coefficient que l'on obtient par des observations faites en plein air se compose de deux corrections initiales, l'une qui doit être constante, comme appartenant à l'aiguille qui conserve, à très-peu près, toute son énergie pendant la durée du voyage, et l'autre qui doit varier, au contraire, avec l'intensité des forces magnétiques, selon le lieu ou l'on observe. Ceci est important, en ce qu'il en résulterait que les corrections de températures applicables aux nombres d'oscillations faites par l'aiguille en deux lieux

CHAPJTRE IV.

différents ne seraient plus proportionnelles à ces nombres , comme le suppose la formule dont on fait usage.

POSITION

OSCILIA-

Cl]

NOMS

horizon-

DATE

tales infini-

O Eo

in r ii t

OS

STATIONS

Latitude.

Longitude.

petites , en 10'.

es Z \

ld

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... Id

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10 septembre,

ld

0 I 47 ... ld

128 22 39 E ... ld

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Port-Jackson

1 février

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Ile de France. . . .

15 octobre, . .

ij.'„ j 34,6494

ld. . .

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... Id. ....

1 l'ui^

I septembre.

6 octobre. . .

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... ld 1... Id

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... ld !.. Id

On a vu qu'en représentant par N le nombre d'oscillations horizontales, et par I l'inclinaison observée dans un même lieu , on avait pour l'intensité de la résultante

des forces magnétiques . Mettant à la place des let-

cos. 1

très N et I les valeurs qui leur sont relatives dans chaque station, on a les résultats qui figurent dans la cinquième colonne du tableau que. nous donnons plus loin.

Le capitaine Duperrey, présumant que son aiguille avait perdu, en arrivant en France, une partie de l'intensité dont elle était douée à Payta , où elle avait été observée pour la première fois , n'a rien trouvé de mieux, pour déterminer l'étendue de cette perte et en tenir compte, que de rendre comparables ses observations avec celles de M. de Humboldt, se fondant sur ce que, d'après des observations toutes récentes de M. Erman , le rapport établi par M. de Humboldt, en 1802, entre les

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forces magnétiques observées à celte époque au Pérou et à Paris, n'avait pas sensiblement change (i).

Or, M. de Humboldt avait trouvé que l'aiguille de sa boussole d'inclinaison, qui avait donné en 10' de temps moyen 2 1 3 et i \[\ oscillations, à Gualtaquillo, à Ayavaca et àGuancabamba, où l'inclinaison était alors cequ'elle est aujourd'hui à Payta, d'environ 4° , n'en donnait plus que 1 1 j entreMie.uipampaet Caxamarca, où l'inclinaisonétait nulle; dès lors on peut admettre que l'intensité observée à Payta est à l'intensité observée sur l'équateur magnétique, comme (2i3,5)2est à (21 i)% et par conséquent comme 1826,87 est t>l * 7^4,34.

Mais si l'on prend cette dernière intensité pour unité,

on aura a Pans— — J K' =1,2770, tandis que, d après 1784,34

M. de Humboldt, on doit avoir 1,3482. Il est donc évident que le diviseur 1784,34 est trop grand pour être employéà Paris, et qu'il doit y être remplacé par le nombre

1600, 85 qui satisfait à l'équation — r'"' „- = 1,3482; J l 1690,85

c'est-à-dire que l'aiguille dont l'intensité sur l'équateur magnétique était de 1 784,34 à l'époque des observations faites au Pérou, n'aurait plus donné dans le même lieu que 1690,85 à l'époque des observations faites à Paris. On voit, d'après cela, que l'aiguille a éprouvé une perte d'intensité de 93,49 entre les deux stations extrêmes du voyage; qu'en conséquence, si l'on veut que l'intensité à l'équateur magnétique soit représentée par l'unité dans les rapports que l'on cherche, il faut diviser l'intensité observée dans chaque station, non pas par l'intensité primitivement obtenue à l'équateur magnétique, mais par cette intensité ramenée à ce qu'elle aurait été dans le même lieu aux différentes époques du voyage, en se fon-

(1) En adoptant ce rapport, le capitaine Dnperrey s'est d'ailleurs conformé à l'usage établi par M. Hansteen et plus récemment encore par le major Sabine,

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