INTEN. MAGN. OR. DUR. LF VOY. A LA RECH. , ETC
§ Il Intensités magnétiques observées durant le voj-a»e à lu recherche de Lapérouse.
Le capitaine Duperrev avant voulu tirer parti des observations d'intensité magnétique qui ont été faites par M. de Rossel pendant le voyage de l'amiral d'Entrecasteaux , est parvenu au but qu'il se proposait, en rendant ces observations dépendantes de celles qui lui sont propres et dont nous avons déjà rendu compte.
M. de Rossel ayant fait osciller l'aiguille d'une boussole d'inclinaison dans le plan vertical du méridien magnétique, on est dispensé d'avoir égard à la valeur de l'inclinaison dans la réduction des intensités.
Les six premières colonnes du tableau suivant contiennent les éléments puisés dans le voyage. La dernière colonne contient les rapports d'intensité qui résultent d'un premier calcul, dans lequel on suppose que l'aiguille n'a pas perdu de son magnétisme :
NOMS des
STATIOHS.
Brest
Ténériffe. . . .
Van-Diemen
Id
Amboine . . ■ Sourabjya . .
DATE
20 seplembr
21 octobre.
17'J2 il mai
7 février. .
9 octobre..
9 mai
POSITION
GEOGRAPHIQUE
INCLI-
Latitude.
Longitude.
NAISON.
DUREE de 100 oscillations infiniment petites.
IN- TENSITÉ
L'aiguille n'ayant point été observée à Brest au retour de l'expédition , le capitaine Duperrey cherche quel a été le mouvement du magnétisme de cette aiguille pendant le voyage , en comparant le résultat trouvé à Amboine par M. de Rossel à celui qu'il est parvenu à déduire , pour cette
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localité, de l'intensité qu'il a obtenue à Offak, dans le voyage de la Coquille. Offak et Amboine sont à peu de distance l'un de l'autre et de l'équateur magnétique, et la direction de la résultante des forces magnétiques n'a pas sensiblement varié à Amboine, de 1792 à i8a3. Dans les parages où se trouvent placées ces deux, stations, l'intensité du magnétisme de la terre varie très-peu dans l'espace de 3 à f\° en latitude; la ligne sans inclinaison suit une direction parallèle à la ligne équinoxiale, et la déclinaison est nulle, en sorte que la différence en longitude, qui n'est que de i° 36' entre les deux stations, peut être négligée dans le calcul que le capitaine Duperrey effectue de la manière suivante :
Soit t et 1" les intensités respectives à Offak et à Amboine ; X et V les latitudes magnétiques de ces stations. On a pour le rapport de ces intensités
i' —\/i + 3 sin.2)/ ' 1 H- 3 sin. À
On sait qu'à Amboine,
tang.20°32' tang. V = - ,
d'où X'= io° 36' 4o", et qu'à Offak,
tang. i3° 3A' « x ■> r to tang. \ = — - —, (I ou à = b 5j, o.
2 sa *
Si donc on fait l'intensité /, à Offak , égale 1,0000, on aura à Amboine
1 •+■ 3 sin.2 io°36' 4o"
. fv't ,n — = 1 ,0 2 7 7 .
1 t- 3sm.2 6. 53.0 ' '
Or, il résulte des observations du capitaine Duperrey,