‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 284 sur 397 · DES VARIATIONS DE L'INTENSITÉ OBS., ETC · texte numérisé non relu

DES VARIATIONS DE L'INTENSITÉ OBS., ETC

de la quantité, M. Gauss a pris, pendant les 3o jours du mois d'août 1837, les intensités de 10 heures du matin et de 3 heures après midi ; il les a comparées ensemble, et a trouvé que, pendant 26 jours, l'intensité a été plus grande, et pendant 4 jours seulement plus petite, après midi qu'avant. La différence moyenne était de 39 parties de réchelle, c'est-à-dire, un peu au-dessous de la — ^ partie de toute l'intensité.

Ayant compare également, pendant la plupart de ces jours, l'intensité à 9 heures du matin , il a trouvé que sur 28 jours, il y en a eu a3 où l'intensité était plus grande qu'une heure après : pendant 5 jours, le contraire a eu lieu; la différence moyenne n'a été que de 11 -y parties de l'échelle, ou un peu plus de la 7^— partie de toute l'intensité.

M. Weber a reconnu que des variations irrégulières, quelquefois très-considérables, se montrent à de courts intervalles, et ne sont pas moins fréquentes que dans la déclinaison. Des observations comparées ont été faites trois fois pendant long temps et sans interruption, avec les magnétomètres bifilaire et unifilaire, le 1 5 juillet, depuis 6 heures du matin jusqu'à 6 heures du soir; ensuite, dans le terme magnétique du 29 au 3o juillet 1837, et dans le terme extraordinaire du 3i août au Ier septembre, pendant il\ heures, de 5' en 5'. Les figures (4o et 4ij pi- XII) représentent les tracés graphiques de l'avant-dernier terme; on trouve (fig. 4o) les courbes représentant les variations de l'intensité et celles des variations de la déclinaison; elles indiquent bien, les unes et les autres , la marche des phénomènes.

Les mouvements des deux courbes dans chaque terme n'ont aucune ressemblance; néanmoins l'on voit que là où la déclinaison est fortement troublée, il y a également perturbation dans l'intensité.

Ce tracé, tel qu'il vient d'être présenlé, n'indique pas, à beaucoup près, d'une manière aussi satisfaisante, le tableau de la marche des perturbations, que si celle-ci était construite sur la même courbe. Mais si l'on veut

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