‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 285 sur 397 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

avoir une idée complète de la marche de la force magnétique terrestre, on fait le tracé de la manière suivante : on prend une ligne droite dont la longueur est proportionnelle ta l'intensité et qui fait avec une ligne droite fixe un angle égal à la déclinaison. Pour représenter la force, à plusieurs instants successifs en grandeur et en intensité, on conserve le point de départ de la première ligne, et on le rend commun pour toutes les autres, de sorte que l'on ne considère que les points extrêmes des lignes qui représentent en position et en grandeur la déclinaison et l'intensité; ensuite, ces points extrêmes, qui sont cotés avec les nombres exprimant les temps, sont réunis par des lignes droites, de sorte que l'on a une ligne brisée qui sert à faire connaître l'état de la force magnétique à chaque instant : ce mode de représentation nous permet d'envisager sous un nouveau point de vue les variations des deux éléments magnétiques. Ces variations ne sont en effet que les deux composantes horizontales de la force perturbatrice, toujours très-petite, à laquelle est soumise continuellement la force magnétique moyenne, qui se décompose ellemême en deux autres forces , l'une située dans le méridien magnétique, l'autre dans un plan perpendiculaire. La seconde est donnée immédiatement par le magnétomètre unifilaire, et la première par le magnétomètre bifilaire : ces deux divisions doivent être ramenées à une même mesure avant la construction graphique.

Je ferai observer qu'il n'est pas toujours commode de présenter sans confusion sur le même dessin la marche de la force pendant toute la journée , surtout lorsqu'il v a de fréquentes perturbations; dans ce cas, la courbe présente un grand nombre de croisements; alors on est obligé de dessiner des courbes à part pendant de petits intervalles de temps.

Voici au surplus des indications plus précises sur les tracés graphiques :

Dans la fig./jo, la courbe supérieure représente les variations de l'intensité magnétique, et la courbe inférieure

376 DES VARIATIONS DE LINTRîfSITÉ OBS. , ETC.

les variations de l'intensité observées à Gœttingue, du 29 au 3o juillet 1837; les nomftres de gauche représentent les parties de l'échelle de l'appareil d'intensité; une intensité plus forte correspond à des nombres plus petits; les nombres de droite sont les parties de l'échelle du magnétomètre; les nombres plus grands correspon- . dent à une position plus orientale.

Fig. 4i« Variation de la force magnétique terrestre. Gœttingue, 29 et 3o juillet 1837.

Les nombres de droite ou de gauche représentent les parties de l'échelle de l'appareil d'intensité, et chacune de ces parties représente rrsTïï de toute l'intensité. Les parties de l'échelle placées en haut ou en bas sont celles du magnétomètre: dans l'observatoire magnétique, chacune d'elles vaut 21". A des nombres plus grands du coté droit répondent des intensités plus grandes; à un nombre plus grand du côté gauche correspond une déclinaison orientale.

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