‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 30 sur 397 · CHAPITRE Vî. 5l · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vî. 5l

la déclinaison magnétique dans des intervalles moindres cjue de 5' en 5', lesquels suffisent quand on veut observer les variations ordinaires de la déclinaison; mais ils sont encore trop grands si l'on veut reconnaître les variations extraordinaires plus fortes, et qui se succèdent avec une extrême rapidité. C'est ce motif qui avait engagé M. Gauss à fixer, dans l'année, deux époques, ayant chacune une durée de deux heures, pendant lesquelles on devait observer de 3' en 3'; mais comme ces observai ions n'ont pu être faites dans quelques localités, on s'en est tenu aux intervalles de 5' en 5'. M. Gauss conseille néanmoins, dans le cas où il arriverait que l'aiguille fut soumise à des variations subites et extraordinaires, d'observer les positions de l'aiguille de 2^- en 2j minutes, comme on l'a fait le 7 août à Gœttingue.

3o 877,1 876/101876,27 pour 10 h. 22' 3o'

Avant de terminer, je crois devoir encore rapporter quelques mesures de précautions recommandées par le même auteur, pour assurer le succès des expériences.

L observateur doit commencer par écarter toutes les entraves que peut rencontrer l'aiguille, quand elle oseille : il arrive quelquefois que dans la belle saison une loilcd'araignées'introduitdans lacaisse du magnétomètre; on devra dune s'assurer, avant cliaque période d'observations, que la caisse soit très-propre en dedans. Pendant les observations de nuit, il est indispensable d'éclairer I «cli elle; à l'observatoire de Gœttingue, on emploie deux lampes astrales d'Argânt ; au-dessus de la flamme s élève constamment un courant d'air froid; car s'il arrivait que l'une des lampes fût placée près du pied et

sous le théodolite, un pareil courant d'air, s'elevant devant le verre objectif, influerait d'une manière nuisible sur la netteté de la vue : on obvie à cet inconvénient, en adaptant à chaque lampe une cheminée en cuivre inclinée vers les côtés. Pour s'assurer que le théodolite n'a pas été dérangé de place, on trace une marque, à une distance de l'instrument, telle que, dans la position oculaire nécessaire pour apercevoir distinctement l'échelle, cette marque apparaisse également d'une manière très-distincte. Dans l'observatoire de Gœltingue, comme on l'a déjà dit, cette marque consiste en une ligne fixe et verticale sur la muraille au nord. Avant de commencer les observations, on dirige la lunette du théodolite sur la marque, et l'on répète de temps à autre, l'épreuve.

Lorsque l'on trouve la plus petite déviation, on s'empresse de ramener l'axe optique du télescope dans sa position première.

Les observations sont faites à la partie verticale du fil croisé; la partie horizontale ne servant qu'à indiquer à peu près le centre de la première. Le fil croisé, afin d'éviter qu'il ne résulte des différences de la position plus ou moins élevée que les divisions de l'échelle occuperont dans le champ voisin, devra tenir une position telle*, que lorsqu'on élèvera ou abaissera un peu le théodolite, un objet solide, se représentant à l'endroit où les deux fils se croisent, reste exactement placé sur le fil tournant verticalement.

Le fil à plomb, tombant du centre de l'objectif, devra être tellement rapproché de l'échelle, que l'image de l'un et de l'autre apparaisse en même temps, et avec une clarté égale devant le télescope, et que par conséquent l'observateur puisse exactement saisir la division de l'échelle qui sera couverte par le lil ; l'échelle doit être placée de manière que ce point soit exactement situé à son centre. Il faudra s'assurer, dans le cours des observations, que l'échelle n'a pas été dérangée.

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