RECHER. DE M. BARLOW TOUCH. L'ORIG. DES, ETC
Il résultait évidemment de là que la terre ne devait pas être considérée comme un aimant ordinaire dont les deux pôles se trouveraient à ses extrémités.
Les lois qu'on déduit de cette hypothèse s'accordent parfaitement avec celles d'un corps soumis à un magnétisme passager par influence , comme l'a démontré M. Barlow. Pour l'intelligence de cette opinion , je dois rappeler les travaux de cet habile physicien touchant l'action réciproque du fer et d'une aiguille aimantée l'un sur l'autre , et dont on s'était peu occupé avant lui. En 18T9, il déduisit d'une série d'expériences des lois empiriques très-simples pour exprimer cette action , et trouva en même temps que tout le pouvoir magnétique d'une sphère de fer résidait à sa surface. M. Bonnycastle entreprit aussitôt de rechercher les lois d'attraction de cette sphère , en faisant une certaine hypothèse sur le magnétisme qu'on lui communiquait , et il parvint alors à obtenir la plupart des formules que M. Barlow avait déduites de ses expériences. Ce dernier, en faisant de légers changements à l'hypothèse de M. Bonnycastle , finit par obtenir toutes les lois expérimentales. M. Poisson, depuis cette époque, a considéré la question analytiquement sous le point de vue le plus général, et a confirmé, par sa puissante analyse, toutes les propositions établies par M. Barlow. Il résulte de ces lois que , si l'on fait agir une sphère de fer aimantée par influence sur une aiguille aimantée, librement suspendue et soustraite à l'action du magnétisme terrestre, on a tous les effets que MM. Biot et Krafft ont obtenus par le calcul touchant l'action magnétique de la terre , sur une aiguille aimantée, en supposant que dans la sphère en fer comme dans le globe terrestre , les deux pôles magnétiques se trouvent infiniment près l'un de l'autre et du centre de la terre.
M. Barlow a conclu de là :
i° Que les lois du magnétisme terrestre sont incompatibles avec celles qui appartiennent à un corps dans un état magnétique permanent ;