‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturels (volume 3)Chapitre 390 sur 397 · CHAPITRE 111 . 54l · texte numérisé non relu

CHAPITRE 111 . 54l

scr, introduire les faits dans l'ouvrage, conformément au plan que j'avais adopté. Ce devoir, que je m'étais imposé en commençant la publication , a exigé de moi un travail non interrompu de plusieurs années, en raison de son étendue, puisqu'il débordait continuellement le cadre que je m'étais d'abord tracé.

Le lecteur a pu voir que je ne m'en suis pas tenu à l'exposé des faits généraux et que j'ai cherché toutes les applications de l'électricité à la chimie et aux diverses branches des sciences naturelles; et tel est le point de vue sous lequel on doit envisager l'électricité, si on veut l'étudier sous le rapport philosophique.

J'ai cherché à établir une alliance intime entre la physique et la chimie en prenant pour lien commun, dans les phénomènes d'attraction moléculaire, l'électricité, qui joue surtout un si grand rôle dans les actions lentes, dont on s'occupait peu jadis. Je suis entré à cet égard dans de grands développements : la raison en est simple. Dans les réactions chimiques, il se dégage une quantité considérable d'électricité dont on ne tenait aucun compte; par là on se privait d'une puissance énorme, d'un moyen d'action susceptible des plus grandes applications mémo aux arts; c'est sur ce point que les efforts des physiciens doivent se diriger; aussi les voit-on de toutes parts se lancer dans la carrière et obtenir des résultats plus ou moins heureux; les travaux que j'ai exécutés pour traiter par l'éleclro-cliimie les minerais d'argent , de cuivre et de plomb, et qui seront bientôt publiés, viendront justifier cette alliance entre la physique et la chimie.

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