Ç)2 EXAMEN DES RÉSULTATS OBTENUS
De là on tire
± 385,54. 2,o855.— 384,86. 20,77 5 ■ 2,0362. 2,o855. — 2,0277' ou
Enfin on conclura de cette valeur de /• et de celle de t trouvées par l'observateur, la valeur :
t\/ r =z 6,6:.l/8765ooo io5 '
Ce nombre suffira pour comparer toutes les intensités qui auront été mesurées avec le même appareil, quelque différente qu'ait pu être en elles la situation magnétique de l'appareil.
On trouvera le chiffre P exprimant le magnétisme terrestre d'après la mesure absolue, en déduisant encore des observations la valeur de C, et en multipliant le nombre précédent avec sa racine carrée; mais C sera calculé d'après les valeurs observées de a , b et p, la masse des milligrammes étant prise pour unité de masse:
de là on tire
T= 5o,64 1 A/o, 1 2272 = i,774- § V. Examen des résultats obtenus.
Le nombre 1,774 obtenu, le 18 janvier 1837, pour l'intensité du magnétisme terrestre, présente, comme mesure absolue de cette intensité, l'avantage de pouvoir être immédiatement comparé avec ceux des nombres qui ont été obtenus depuis plusieurs années, c'est-à-dire au
CriAPJTRK Vlîf. ()3
mois fie juillet i83/|, et à l'aide du magnétoinètre établi dans l'observatoire magnétique de Gœttinguc, et qui ont été publiés dans les Annonces savantes de Gœttinmf€ pour 1 834 ( où il a été donné de plus amples détails , autant sur le bâtiment nouvellement construit et les instruments qui y ont été placés, que sur les essais auxquels on s'y est livré), savoir:
17 juillet 1,7743
ao — 1,774'
et pourtant il est impossible que deux appareils destinés à une même opération se ressemblent moins, diffèrent davantage entre eux, (pie ne le font l'appareil que nous venons de décrire et le magnétoinètre.
Il est résulté de la comparaison, qu'à Gœttingue le magnétisme terrestre n'a éprouvé, durant les années |834 à '837, que de bien faibles variations.
On pourra également comparer immédiatement ces mèmesnombres avec celui qui a été déduit des observations faites le 1er avril i83G, à Munich, avec un instrument différant en tout des instruments précités, c'est à-dire, avec 1,905, et le nombre 2,01839, obtenu à l'aide du magnétoinètre, à Milan, durant le mois d'octobre i836.
Afin que l'on puisse bien se pénétrer de la signification des nombres dont la découverte et l'emploi spécifique nous ont occupés jusqu'à ce moment, il n'v a qu'à se figurer une quantité de petits barreaux aimantés égaux entre eux (chacun du poids de deux grammes et demi ). Qu'on se figure de plus une balance dont les bras soient proportionnels à un mètre, comme un mètre Test à la simple chute de hauteur en une seconde (à peu près ,io4 millim.); que l'on se présente l'un de ces barreaux aimantés attaché dans une direction parallèle au fléau de la balance horizontalement suspendu, de manière à ce que l'équilibre de la balance n'en soit point dérangé; ensuite on donnera à tous ces petits barreaux, y compris
o/j EXAMEN DES RÉSULTATS OBTENUS.
celui attaché au fléau de la balance, une force ma»nctique égale, et telle que lorsque l'on placera sous la balance, à un mètre de distance du barreau magnétique attache au fléau et dans une position verticale, un autre barreau aimanté, on devra placer sur le plateau un poids de —'—milligramme pour maintenir l'équilibre de la balance. Après que le magnétisme de tous les petits barreaux aura été réglé de cette manière , on placera l'un de ces barreaux dans une position horizontale et rectangulaire, vis-a-vis d'une petite boussole, et dans une position perpendiculaire, à un mètre de distance au-dessous du centre de la boussole, en ayant soin que, lorsque l'aiguille aimantée sera détournée du méridien magnétique, le barreau soit tourné en môme temps, de manière que tous deux conservent réciproquement la position rectangulaire; enfin, on calculera la force pour savoir combien il faudrait de ces petits barreaux aimantés pour amener la déviation de la boussole à go°. La quantité de ces barreaux donnera les millièmes de la mesure absolue du magnétisme terrestre.
Sous ce nombre, qui représente le magnétisme terrestre d'après sa mesure absolue, on pourra se représenter, en sens contraire, le nombre de ces barreaux calculés pa~ milliers, et dont les forces devraient être réunies pour produire, dans un éloignement d'un mètre, une déviation de t)0 degrés de la boussole.
Pour obtenir ce résultat, il faudrait réunir à b :
Gœttingue, la puissance de. . . . 1775 barreaux.
Munich IO/°5
Milan ; 2018