CHAPITRE IX. Io
de l'échelle; si alors la température du barreau baisse de io°, et que pour chaque degré son magnétisme augmente delà y~-z partie, la déviation ne sera plus de 600, mais de 602 parties; on peut, même encore déterminer la 20e partie de cette différence.
Il y a encore un autre avantage et c'est peut-être le plus important : l'aiguille sur laquelle on observe n'a pas besoin d'être ni chauffée, ni refroidie; sa température seulement doit être maintenue constante pendant toute la durée de l'observation.
Le barreau n'étant pas l'objet de l'observation directe comme dans le procédé de M. Kuppfer, il s'ensuit qu'on peut le mettre dans un vase rempli de neige ou d'eau, à une température quelconque, mais constante.
M. Gauss a déduit de ses expériences les conséquences suivantes :
i°Les variations du magnétisme du barreau, quand la température monte, sont soumises à d'autres lois que celles qui ont lieu quand la température baisse.
a0 Le même barreau se comporte différemment suivant l'intensité magnétique qu'il possède : quand celle-ci est très-grande, ce barreau la retient très-opiniâtrément, et le changement de température ne produit que de petites augmentations ou diminutions. Si, au contraire, son intensité est faible, la température agit plus fortement sur lui.
3° Les changements simultanés de température et d'intensité ne coïncident pas avec l'élévation de température; ainsi chaque élévation étant effectuée, continue d'agir encore sur l'intensité du barreau pendant uu temps plus long; elle la diminue d'abord rapidement, puis ralentit de plus en plus son action.
Si l'on veut plus d'exactitude encore, on n'a qu'à faire agir sur le magnétomètre, en même temps, deux barreaux aimantés placés de chaque coté de l'instrument, l'un à l'est, l'autre à l'ouest. A cet effet, on les approche tous deux de manière que chacun exerce sur le magnétomètre une déviation environ dix fois plus grande