CHAPITRE X. I2C
«attribuée qu'aux masses de fer contenues clans la cor- « vette, semble indiquer que ces masses agissaient comme « un vaste barreau aimanté, dont le pôle boréal aurait « été invariablement fixé au-dessous de l'aiguille d'incli- « naison , que l'on observait toujours dans la même « place, au milieu du gaillard d'arrière du bâtiment.
a La conséquence la plus importante que nous ayons « à déduire des comparaisons précédentes, c'est que du « moment où les inclinaisons observées à bord dans « l'hémisphère magnétique boréal ont été trop grandes, et « que celles qui ont été observées dans l'hémisphère op- « posé ont été trop petites, la portion de l'équateur mari gnétique que nous n'avons pu déterminer qu'à l'aide « des observations faites à la mer, se trouve évidemment « placée un peu au sud de sa véritable position.
« Mais, si l'on considère que l'équateur magnétique « ne se trouve avoir été porté trop au sud que de \[\' « environ, dans le cas des observations septentrionales, « et de 6' seulement dans celui des observations méri- « dionales , et si enfin on ajoute a cette considération « que les différences entre les inclinaisons observées à terre «et à bord de la corvette, telles qu'elles sont indiquées n dans le tableau précédent, rentrent pour laplupartdaus « les limites des erreurs d'observations les plus ordinaires, « on nous autorisera sans doute à conclure de tout « ceci que l'aiguille aimantée peut être sensiblement dé- « viée de sa direction naturelle dans certains navires, « mais que, selon toute apparence les précautions prises « dans l'armement de la corvette la Coquille, pour qu'il « n'entrât pas un seul morceau de fer dans la construc- « tion du gaillard d'arrière, destiné à être le théâtre de « nos observations magnétiques, n'ont pas été moins « favorables aux expériences de l'inclinaison qu'à celles « de la déclinaison qui ont été faites à la mer, à bord v de ce bâtiment. »