‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 112 sur 335 · CHAPITRE IV. igi · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. igi

En opérant sur les 9.4 globes, il a déterminé la relation qui subsiste entre les états électriques de chacun d'eux.

La densité électrique du nù^ globe

est à celle du aS^ ;: 1/19: 1,00.

du 12^ :: 1,70: 1,00.

du 1^ ::2,ro:i,oo.

du i" :. 3,72: 1,00.

du gros globe. . . o "2,16: 1,00.

On voit par là que la tension du fluide diminue à partir du i[\ globe, et d'autant plus lentement, que l'on approche davantage de l'extrémité occupée par le gros globe.

Les différences deviennent encore plus sensibles, si, au lieu de if\ globes égaux , on emploie une série de globes dont les diamètres vont toujours en diminuant; cela résulte de la théorie et de l'expérience. Appliquons maintenant ces principes aux pointes. Un conducteur éloctrisé qui se termine en pointe peut être considéré comme un gros globe mis en contact avec une série de globes de plus en plus petits : le dei-nier aura donc une tension électrique considérable relativement à celle du gros globe, et si la pointe est suffisamment petite, on conçoit que cette tension devienne supérieure à la pression que l'air exerce : dès lors l'électricité se lépand dans l'atmosphère. On conçoit maintenant parfaitement pourquoi des corps conducteurs électrisés, armés de pointes, ou qui présentent des angles saillants, perdent rapidement l'électricité qu'on leur donne.

On explique de la même manière pourquoi une pointe que l'on présente à un corps électrisé lui soutire toute son électricité : il se produit sur la pointe w'cv dégagement d'électricité par influence; l'électricité de la partie extrême de cette pointe, et qui est de nature contraire à celle du corps, acquiert une intensité qui augmente à mesure que cette pointe est plus aiguë et que sa com-

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