CHAPITRE V
compression des gaz ne donne jamais lieu à un dégagement de lumière, et que celui que l'on a observé doit être attribué à la préserice de corps étrangers. Depuis que l'on considère les atomes des coips comme possédant cliac.in une électricité propre, dont l'action est dissimulée au debors par une atmosphère d'électricité contraire qui l'entoure de toutes parts, on pense que la propagation du llnide électrique s'effectue par une suite de décompositions et de recompositions du fluide naturel qui forme cette almospbère. La lumière et la chaleur qui accompagnent ce phénomène ne seraient que la conséquence de ces diverses actions.
Soient m, in deux molécules possédant chacune deux ])àles électriques ou un seul avec leurs atmosphères. Dans l'état ordinaire, toutes les forces électriques se font équilibre; mais aussitôt que cet état est rompu, les molécules oscdlent, et il s'opère continuellement entre elles des déconq)ositions et recompositions de fluide neutre. Si ces oscillations ont une vitesse suffisante, on aura de la chaleur et de la lumière. Quand un corps conducteur est mis en contact avec un conducteur électrisé, il prend à celui-ci une certaine quantité de son électricité, qui se propage d'une molécule à une autre par une suite de décompositions et de recompositions. Supposons maintenant que la quantité cl électricité transmise soit assez puissante pour paralvscr les actions des pôles électriques, il en résultera que les molécules, se trouvant toutes électrisées de la même manière, se repousseront; dès lors il y aura dilatation et séparation de ces mêmes molécules. Dans ce cas, l'élévation de température et la lumière proviendront de la combinaison de toutes les atmosphères. Nous aurons l'occasion de faire remarquer à plusieurs reprises, dans le cours de cet ouvrage, que le fluide électrique, toutes les fois qu'il circule librement dans un fil métallique, ne change ni sa température, ni sa constitution ; mais que pour peu qu'il rencontie des obstacles sur sa route, luie portion circule librement, tandis que l'autre cesse d'agir comme force
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élecliiquo, et tend à élever la température et nieni. quelqiit'fois à rabaisser.
H n'a été question, dans ce qui précède, que des effets produits quand les molécules sont ébranlées; mais rien ne s'oppose à ce qu'il ne s'<'n matiifeste de stMnblabics quanti l'étber, ou les atmosplièies électj'iques qui le représentent, reçoit un ébranlement. Les pliénomènes cbimiques qui s'opèrent sous l'iniluenee de la lumière soIaiK viennent à l'appui de cette conjecture. En général, touU les causes qui dérangent l'état d'équilibre des molécules ou celui de leurs atmospbères mettent en mouvement une certaine quantité d'électricité, et les disposent à former de nouvelles combinaisons. Nous traiterons plus tard cette question.
I 3(). l^a question relative l\ la lumière électrique est maintenant bien posée : les cbimistes la font dépendre de pliénomènes résultant de propiiétés él(>('tri(|ues inhérentes aux atomes des corps, et les physiciens, du moins quelques-uns, la considèrent comme l'effet de la compression opérée par l'explosion de l'électricité siu" les parties constituantes de l'air, ou les corpuscules qui se i trouvent dans les milieux qu'elle traverse. Dans l'état actuel de la science, nous devons admettre l'une et l'autre cause.