DES DIVERSES BATTERIES VOLTAÏQUES
deux mille paiies, les unes de G pouces et les autres de 4 pouces.
On a imaginé une autre pile ( fig. 58 ) , qui est fréquemment employée, toutes les fois qu'il s'agit de faire des expérien(U's sur les courants éicctricjues. On prend une cuve en bois, divisée en compartiments par des cloisons de glace ; les plaques de cuivre et de zinc sont soudées à des lames en forme d'arc; cet assemblage est disposé de manière (pie les plac|ues associées se trouvent dans deux cases contiguës : il y a, par ce moyen, dans cluujue cellule, une plaque de cuivre et une autre de zinc, qui appartiennent à deux couples séparés. Ces appareils sont composés ordinairement de dix à douze paires de couples, cjui sont fixées sur une tige en bois, ({ui peut être déplacée, de manière à les introduire ou à les retirer des cases.
On peut, si l'on veut, remplacer chaque case par un bocal de verre, dans lequel on met la dissolution, et reployer sur elle-même la pUupje ou la lame cuivre d'un couple de manière; à entourer avec ces deux faces la plaque zinc de l'autre couple. Cet appareil , qui est représenté fig. 59, est appelé pile de /rollaston, du nom tle son inventeur. Souvent on ne se sert que d'un seul élément, principalement dans l'électro-dynamique.
La pile en lu'lice est destinée, connue la précédente, à fournir une grande ([uantilé d'eleitricité, à petite tension. Nous donnons la description de celle qui a été construite sur les plans de M. Pouillet, pour le Cabinet de pliysicjue de la Faculté des sciences (i): «Sur un cylindre en bois^(fig. 60) de 3 pouces de diamètre et de i pied de long, on enroule deux lames, l'une en zinc et l'autre en cuivre, qui sont séparées par des bouts de lisière ou drap /, joints par de petites ficelles , dont l'épaisseur est un peu moindre que celle de la petite
(i) ÉléuieiUs de physique expériinenlale, par M. Pouillet, t. i, 2* partie, p. 642.