‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 165 sur 335 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

M. Pouillet a donnée d'une de ces boussoles ( fig. nS) :

i65. MM', table de marbre blanc, sur laquelle reposent les colonnes et la boîte de l'instrument.

LL', colonnes pour la suspension.

L, L', colonnes pour le premier microscope.

LjL'a, colonnes pour le deuxième microscope.

BB', boîte de la boussole.

A A', aiguille aimantée, passée de clianip dans un petit anneau de cuivre aa ; h. cet anneau est attaché un assemblage de fils de soie sans torsion , qui porte l'aiguille et vient s'enrouler sur le petit treuil t. Ce fil est maintenu au centre du cercle divisé ce, en traversant là une petite ouverture triangulaire; il est enfermé dans une petite cage de verre, qui s'élève entre les deux colonnes LL', pour que l'air ne puisse ni l'agiter, ni pénétrer dans la boîte. En tournant le treuil ^, dans un sens ou dans un autre, on peut élever ou abaisser l'aiguille. Deux lames de verre mobiles à volonté ferment les ouvertures de la boîte, qui correspondent aux deux extrémités de l'aiguille ; sur chacune de ces extrémités est solidement fixée une petite plaque d'ivoire, portant des divisions très-fines, dont la distance angulaire dépend de la distance au centre de suspension; c'est en général i5 ou 20", quand il s'agit seulement d'observer les variations diurnes.

On dispose d'abord l'appareil dans le plan du méridien magnétique; et après l'avoir nivelé, on place les microscopes sur la ligne de foi de l'aiguille, dont la trace est indiquée sur les deux plaques d'ivoire. Il est facile ensuite d'observer les déplacements qu'elle éprouve, soit en comptant les divisions qui ont passé sous le fil, soit en suivant ses mouvements , au moyen des vis de rappel qui font marcher les microscopes.

Des loupes p p' 1 mobiles sur les tiges tt\ servent à lire la position ou la course de chaque microscope, sur la traverse qui le porte et qui règle son mouvement latéral.

Une lunette T" est destinée à compter plus commo-

a-ya dfs EOifSSorES.

tléinoiit et plus sûrement les oscillations de l'aiguillo , lors(|u'on veut déterminer l'intensité magnétique. Eli. porte au-devant de l'objectif un miroir, qui ramène les rayons verticaux dans la directiou tle son axe.

L'aiguille d'inclinaison est probablement soumise aussi à des variations diurnes et ainiuelles; mais jusqu'ici elles n'ont pas été observées.

i6G. Quelquefois on'a besoin d'expérimenter avec uiu aiguille de boussole, sur laquelle le magnétisme terrestre n'exerce aucime action sensible, et qui, en raison de cela , porte le nom (.Vat'î^ui/le astatique. Voici la description d'un appareil où cette condition est remplie. On dispose ( (ig. yG ) une boussole dont l'axe, autour du([uel oscille l'aiguille, puisse être amené dans la direction de la résultante des forces magnétiques du globe; l'aiguille ne saurait être influencée en aucune manière par l'action de cette résultante. On dirige l'axe au moyen de deux mouvements rectangulaires, l'un avec une vis sans fin V et \\n rouet (j dans lequel elle s'engrène; l'autre avec une vis V et un rouet (i ' : un cercle CC sert à marquer les positions de l'aiguille. On peut aussi se procurer un système astati([ue eu plaçant, aux deux extrémités d'une tige métallicpie, di.nw aiguilles parfaitement semblables, également aimantées, dans luie position parallèle, les pôles inverses en regard. Si toutes ces conditions étaient renqjlies, la terre ne saurait exercer aucune action sur cet appareil.

167. Ayant déterminé la direction de la résultante des forces magnétiques du globe, rien n'est plus simple que de démontrer que ces forces sont réellement magnétiques. Prenons une barre de fer doux, d'un mètre de long, et plaçons-la dans la direction de cette même résultante, à peu de dislance des pôles d'une aiguille aimantée librement suspendue, celle-ci recevra le même mode d'action que si la barre était un aimant ; le bout qui est tourné du coté du pôle nord de la terre agira connne le pôle boréal d'un barreau aimanté, et l'autre comme le pôle austral; en renversant la barre, l'effet est encore le même: ainsi,

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