LOIS DES ATTRACTIONS ET REPULSIONS MAGNÉTIQUES
17D. Après avoir exposé les principaux phénomènes relatifs aux atlractions et répulsions magnétiques, nous devons donner la loi suivant laquelle elles s'exercent. Coulomb, à qui nous en devons la découverte, a employé deux méthodes pour l'observer. La première consiste à suspendre une aiguille aimantée à un fil de cocon, et à lui présenter, dans le méridien magnétique, à diverses dislances, une autre aiguille aimantée, puis à déterminer par l'observation et le calcul la force en vertu de la({ue!le les deux aiguilles agissent l'une sur l'autre. La seconde méthode exige l'emploi de la balance magnétique, dont nous avons donné plus haut la description. Occupons-nous d'abord de la première méthode.
Coulomb (1) suspendit un fil d'acier pesant yo grains, d'un pouce de longueur, aimanté à saturation, à un fil de soie de 3 lignes de longueur, et plaça verticalement, dans le méridien magnétique, à diverses distances, un fil d'acier aimanté, de aS pouces de longueur, de manière que son extrémité australe fût toujours de 10 lignes au-dessous de l'extrémité boréale de l'aiguille suspendue. Il changea la distance à plusieurs reprises, et fit osciller chaque fois l'aiguille en comptant le nombre
(1) Mémoires de l'Acad. des se. pour 1785, p. 594.
iSG LOIS DES ATTRACT. ET RÉPUL. MAGNÉT.
d'oscillations exécutées dans le même nombre de secondes ; il obtint les résultats suivants : I
i^Essai. L'aiguille soumise à l'action seule de la terre a donné i 5 oscill. en. . . Go".
1^ Essai. Le fil placé à 4 pouces du milieu de l'aiguille 4' en . . . Go".
3^ Essai. Le fil placé à 8 pouces du milieu de l'aiguille a/j en. . . Go'.
4^ Essai. Le fil placé à iG pouces du milieu de l'aiguille l'j en . . . Go".
Pour calculer l'intensité de la force dans chacpie es- . sai, il faut avoir recours à la formule du pendule, d'après laquelle les forces sont en raison directe du carre tlu nombre d'oscillations exécutées dans le même temps.
I/aiguille ayant oscillé en vertu de la force magnétique du globe et de celle du fil, et toutes les forces se trouvant dans le plan du méridien magnétique, il en résulte ({ue la force qui produit les oscillations dépend de la partie de ces forces décomposée suivant une direction borizontale.
D'un autre côté, C'oulomb avait démontre que le lluide magnétique pouvait éti'e suj^posé réuni à lo lignes de l'extrémité du fil ; mais l'aiguille suspendue ayant i pouce de longueur , l'extrémité boréale étant attirée à une distance de 5 pouces -^ , et son extrémité australe l'epoussée [)ar \c pt')lè inférieur du fil dont la distance est de 4 l^ouces j, il en résulte (|tie l'on peut suj)poser (pie la distance moyenne à laqut^Ilo le pôle inféiieur du fil d'acier exerce son action sur les deux pôles de l'aiguille, est de 4 pouces; dans le second essai , la distance moyenne serait de 8 pouces.
Les forces horizontales qui font osciller l'aiguille étant proportionnelles au carré au nombre d'oscillations