CHAPITRE m
faites dans un temps donné, celle de la terre sera mesurée par j 5^, et les forces réunies de la terre et du fd d'acier, dans le premier essai, le deuxième, etc., par /^^^, 24^ et 17^; ainsi, les forces qui émanent du fil d'acier aimanté seront mesurées parles différences 4^^ — iS"^, i[^ - — i5^, i-y^ — I 5^, d'où l'on peut conclure :
Dislance. Foice clépendaiile de l'action aimant.iire
du fil d'acier.
ri^ Essai, L\ pouces 4'*~" i5^=i456
3^ Essai, 8 pouces 24^ — 15^= 35i
[\ Essai, 16 pouces 17^ — 15^= 64
Les deuxième et troisième essais, où les distances sont comme 1:2, donnent, pour les forces, des quantités qui sont à peu près en raison inverse du carré des distances. Le quatrième essai donne un nombre un peu trop petit; mais cela tient, comme l'a prouvé Coulomb, \\ ce que l'on a négligé l'action du pôle supérieur du fil : or, la distance du pôle inférieur du fil d'acier au centre do l'aiguille est de 16 pouces, et la distance du pôle supérieur au centre de cette même aiguille est à peu près k (iG^H-aS^); de soi'te que l'action du pôle inférieur est à celle du pôle supérieur à peu près :: 100:19. Il résulte de là que les oscillations de l'aiguille étant produites par l'action de ces deux pôles qui agissent en sens contraire, le carré des oscillations, que produirait l'action seule du pôle inférieur du fil aimanté, se trouve diminué de 7^ par l'action opposée de la partie supérieure du même fil; ainsi le nombre 64 que l'on a trouvé n'est que l'excès de la véritable valeur de l'action seule de la partie inférieure du fil sur les 7^ du nombre qui la représente. En effectuant ce calcul , on trouve que cette véritable valeur est -yC); alors on a
a88 LOIS DES ATTRACT. FT RÉPIIL. MAGNET.
Uislance. Intensité tir la furce.
4 pouces 1 45(3.
8 pouces 33 1 .
1 6 pouces 79.
Ces trois nonibies sont à peu près en raison inverse du carré des distances. Ainsi il est l)ien démontré que l'action attractive du fluide magnétique est bien en raison inverse tlu carré de la distance. On peut démontrer de la même manière que l'action répulsive suit le même rapport.
l'jG. La deuxième méthode pour déterminer la loi des attractions et répulsions magnéti(jues exige l'emploi de la balance magnétique déjà décrite fig. 'j'j et '78, et pour la construction de laquelle nous allons encore ajouter quelques détails. On prend une boîte cairée de 3 pieds de côté et de 18 pouces de hauteur, dont les planches sont jointes par des chevilles de bois. A 9 pouces au-dessus du fond est placé un cercle horizontal de bois ou de cuivre, de 1 pieds 10 pouces de diamètre, divisé en degrés. Sur la boîte est placée une traverse A B , qui porte à son milieu une tige creuse cd, de 3o pouces de longueur, terminée en d par un micromètre de torsion ; la pince de ce micromètre saisit l'extrémité supérieure d'un fil de cuivre jaune , à l'autre extrémité (Uujuel est adapté un anneau de cuivre destiné à porter l'aiguille d'acier.
Avant de commencer l'expérience, on voit si, lorsque la torsion du (il est nulle, l'aiguille aimantée se place naturellement dans le méridien magnétique ; c'est ce dont on s'assure en substituant à cette aiguille une autre aiguille de cuivre de même dimension que l'autre, qui reste dans le plan du méridien magnétique, en vertu de la force de torsion du fil. On place la boîte de manière que la direction du méridien magnétique comnumique aux divisions zéro et 180 du cercle horizontal. Voici les résultats que Coulomb a obtenus dans une de ses expériences :