CHAPITRE VI
reau. Si cela est, pour peu qu'on éloigne l'aiguille suspendue de ces extrémités, on tombe sur des points qui sont situés au-delà du point d'indifféience, et qui possèdent un magnétisme opposé à celui de Textrémité même. A la première époque du refroidissement, le magnétisme opposé à celui de l'extrémité doit même augmenter jusqu'à un certain point, d'autant plus que l'on se )-approche tiavantage du milieu du barreau; mais à mesure que la force du barreau augmente, le point d'indifférence se rapproche du milieu, et tout rentre dans l'ordre des phénomènes ordinaires.
§ 11. De l'influence de la te?npératare su?' la disùibution des aimants.
110. La question de l'influence de la chaleur sur la distribution du magnétisme libre dans les aiguilles et barreaux aimantés est tellement importante pour la physique terrestre, que plusieurs physiciens en ont fait l'objet de recherches suivies.
Coulomi) est le premier physicien qui se soit occupé de celte question (1). 11 prit un liarreau de fer d'acier, connu dans les arts sous le nom d'acier aux sept étoiles, de lôamillim. de longueur, \[\ de largeur, et du poids de 82 grammes. (]e barreau fut chauffé cerise clair et refroidi lentement dans l'air pour qu'il ne prît aucune trenipe; il fut aimanté ensuite à satuiation, la température de l'air étant à 12"; puis on compta le temps nécessaire pour faire 10 oscillations; on éleva de nouveau la températiue, et après le refroidissement on mesura de nouveau le temps employé pour faire le même nombre d'oscillations. Voici le résultat des expériences :
(i) Biot. Traite de Physique, t. ni, p. 106.
366 INFL. DE LA. TEMPÉll. SUR LA DISTllIB. DES AIM.
TEMPKRATl R K.
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TKMPS DE 10 OSCIl.I.\TIO.N.S.
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On retrouve ce principe général, qui a tléja été établi, que Tintensité inagnéti(|ue du barreau diminue à iuesure que l'on élève la température.
Pour déterminer la températiu'c communiquée successivement au barreau, Coulomb employait ime méthode (jui exigeait qu'on le [)longeàt chaud dans de l'eau à 12". 11 a montré que dans cette opération l'acier ne prenait de la trempe (jue vers n5o". Ainsi, dans un barreau échaulfé jusqu'à yoo" et refroidi à la manière indiquée, si on l'aimante de nouveau à saturation, il repi'cnd e\aclement la même force directrice ([ue dans son état parfait de recuit.
Les expériences suivantes montrent que c'est vers '700" que l'effet de la trempe commence à se faire sentir sur le magnétisme du barreau.
TEMPS ni; 10 O.SCll,I..\TIOJ<S
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