‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 228 sur 335 · CHAPITRE VJ · texte numérisé non relu

CHAPITRE VJ

reau, en se refroidissant, fut devenu rouge de sang, l'ac- (ioii fut très-intense; et à une température intermé(iiaire (Mitre les deux autres, il se produisit une déviation de /j'"* et demi en sens contraire, laquelle dura environ i minutes. I^a barre ayant été élevée de 6 pouces, la déviation fut alors de io° et demi, qui resta fixe également pendant 2 minutes ; l'aiguille céda ensuite à l'action ordinaire du fer, et fit un mouvement de 81° en sens contraire.

Il résulte de ces expériences que l'action anomale du barreau à la température intermédiaire, entre le rouge blanc et le j-ouge de sang , présente ce caractère singulier, qu'elle augmente à mesure qu'on élève le barreau au-dessus de l'aiguille, tandis t[u'à une basse température, l'action d'une barre de fer dans les. mêmes circonstances va toujours en s'affaiblissant.

Si Ton place la boussole à la hauteur du centre de la bari'ft chauffée jusqu'aux températures anomales, il suffit du plus léger déplacement pour que la déviation change de valeur et de signe.

M. Barlow a soumis à l'expérience deux barres en fonU; et en fer malléable, chacune de 25 pouces de long, et de I pouce j de coté, ainsi cpie deux autres barres de même nature et de même dimension , qui furent constainment maintenues à la température ordinaii-e pour servir d'étalons. I^a durée des expériences étai d'un quart d'heure; la chaleur blanche était maintenu j)endant 3 minutes; ensuite les actions anomales se manifestaient et transportaient l'aiguille , suivant les cas, à r5, 20, 3o et 5o° de sa position naturelle. Deux inimités apiès, on commençait à observer les effets de l'atiracîion ordinaire "du fer; quelquefois cette attraction atteignait subitement son maximum ; dans d'autres elle augmentait graduellement.

On peut consulter le tableau des expériences dans le mémoire de M. Barlow (1).

(i) Philojop. transac, année 1822, p, i2/|.

364 PROP. MAGNÉT. DU FER ET DE l'aCIER INCAN.

On y voit que l'attraction négative était la plus forte là oïl l'attraction naturelle était la moindre, c'est-à-dire à l'oppose du milieu de la barre ou dans le plan de non attraction.

JVI. Barlow a fait aussi une expcu-ience avec un boulet de 2/1 ; mais la cbaleur était trop intense pour qu'on put legarder les observations connue très-certaines. 11 a donné néanmoins les nombres suivants :

Attraction froide 4- 1 3*^ 3o'

Ciialeur rouge — 3° 3o'

Cbaleur à blanc o'^ o'

Rouge de sang -t- n^° 3o'

Des barres de cuivre, d'une dimension plutôt plus grande que moindre , ont été cbauffées au plus haut degré de chaleur que le métal pouvait supporter. En les approchant de l'aiguille, on n'a pu reconnaître sur elles aucune action a|)préciable. D'après cela, on ne peut admettre que la cbaleur, dans les expériences de M. Barlow, agisse indépendamment du fer auquel elle était appli(juée.

M. Barlow, pour expliquer les anomalies (ju'il a observées, suppose que, pendant le refroidissement des barreaux , les extrémités oii ce refroidissement est plus rapide deviennent magnétiques avant tout le reste du métal, et qu'il en résulte un genre d'action assez complexe. Il avoue néanmoins (|ue cette supposition n'explique pas, d'une manière suiiisante, tous les phénomènes observés.

2 If). M. Kiqjflèr a donné l'explication suivante des actions anomales du fer incandescent. Dans les barieaux tail)lement aimantés, les points d'indifféi-encesont fort rap- ])rochés des extrémités; or, dans l'expérience de M. Barlow, le magnétisme communiqué au fer doux par l'action de la terre, étant nul au rouge brillant et atteignant son maximum au l'ouge sombre, il se forme probablement un point d'indifférence à chaque extrémité du bar-

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