‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 237 sur 335 · CHAPITRE VI. dijS · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. dijS

224. Représentons par ^; l'intensité de la force magnétique du barreau à 1 3°, après le refroidissement, en prenant pour unité celle du même barreau à 1 3° avant l'élévation de température, et par q l'intensité de la force à 80°, celle de i3 étant prise aussi pour unité; si l'on divise 3oo par 429 et qu'on élève au carré, on aura la force qui a sollicité l'aiguille au commencement de l'expérience ; cette force se compose de celle du barreau aimanté et de la force magnéiique de la terre : il faut donc retrancher de ce nombre l'expression de la force terrestre qui est égale au carré de |-^° ; y/ja étant la durée de 3oo oscillations exécutées par l'aiguille aunantée quand elle est abandonnée à elle-même. Si l'on substitue /|63 à 4^9 j on a la force «jui est restée au barreau, après que sa tempéi'ature a été portée à 80°. On trouve que la force exercée par le barreau à i3 degrés étant représentée par i, ^ = 0,787487, <7 = 0,91 1 1 1 771. Cet exemple suffit pour montrer connnent on peut déterminer la force d'aiguilles aimantées dont on fait varier la température et qu'on laisse ensuite refroidir len-^ tement. Nous avons vu précédemment que dans l'intervalle de o à 3o°, la durée de 3oc oscillations augmente de 0,5 pour chaque degié de chaleur; il s'agit actuellement de déterminer les accroissements de la durée dans l'intervalle de o à 80".

M. Kupffer a remarqué dans un tableau d'observations que nous ne rapportons pas ici, que les accroissements de la durée de 3oo oscillations sont en raison simple des acci-oissements de la tempéi-ature; et comme dans cet intervalle les accroissements de la durée sont à peu près en raison inverse des accroissements des forces^ il en déduit la loi que l'intensité de la force d'un liarreau aimanté diminue par la chaleur, de manière que ces décroissements sont en raison simple des acci-oissements de la chaleur. Ainsi la durée de 3oo oscillations étant de 798" à i3% elle sera de 83 1'' à 80".

Soit C la force exercée par le globe sur l'aiguille oscillante, soit X le nombre de secondes que cette aiguille emploie pour faire n oscillations à 1 3° R, Soient F la force

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exercée par le barreau à la metne température, oc le ' nombre de secondes (|ue la même aiguille emploie pour faire n oscillations à la température^.

M. Kupffer a trouvé , en donnant à q la même désignation que ci-dessus,

Cette formule représente avec une grande exactitude les résultats de l'expérience (i).

225. Il était intéressant aussi d'examiner les changements (pii s'opèrent dans la distribution du magnétisme d'un barreau, lorsque l'on échauffe seulement une de ses extrémités. Pour observer ce phénomène, on place un barreau aimanté à côté et parallèlement à une aiguille suspendue horizontafemcnt, les pôles invei'ses en regard. L'aiguille ne reste dans le méridien magnétique qu'autant que son point d'indifférence et celui du barreau se trouvent sur la même ligne perpendiculaire à l'aiguille. Quelques essais suffisent pour trouver cette position. Pour peu que le j)oint d'indifférence se rapproche de l'un des pôles de l'aigaille , (juand on dérange le barreau, toujours dans la même direction, ce pôle se trouve repoussé, parce que le pôle opposé de l'aiguille est plus fortement attiré par Je pôle correspondant du barreau qui s'est rapproché, tandis que l'autre s'est éloigné.

Supposons que l'on ait chauffé le pôle boréal du barreau, le pôle austral de l'aiguille qui était en regard a été aussitôt attiré; ce fait prouve (jue le point d'indifférence s'est éloigné du pôle chauffé, ou du pôle dont-la force magnétique a diminué : ce qui est conforme à la

(i) Annal, de Ch. et de Phys,, t. xxx, p. 126.

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