CHAPITRE VU
M. Arago, y ajoutèrent quelques faits nouveaux dont nous allons reiulr-e compte. Parlons d'abord des tentatives qui ont été faites pour trouver la loi suivant laquelle agissent les plaques en raison de leur distance à l'aiguille.
MM. Prévost et CoUadon ont déduit (i) d'expériences faites avec soin pour déterminer l'influence de la vitesse et de la distance des disques, que les angles de déviation et non leurs sinus augmentent proportionnellement avec la vitesse, du moins entre certaines limites; que les sinus des angles de déviation croissent en raison inverse de la puissance 1 y de la distance.
MM. Babbage et Hcrscbell ont annoncé que la loi suivant laquelle la force diminue quand la distance augmente, ne paraît pas- être constante, et qu'elle varie entre la raison du carré et celle du cube de la distance. M. Cbristie a avancé , de son côté , que lorsqu'on fait tourner un disque épais au-dessous d'une aiguille trèsdéliée, la force qui tend cà faire dévier l'aiguille croît directement connne la vitesse de rotation du disque, et inversement comme la quatrième puissance de la distance. Ces trois pbysiciens ont trouvé, comme on voit, des résultats difféi-ents ; cela vient de ce qu'ils n'ont pas opéré dans, les mêmes circonstances. Ces trois exemples montrent combien les rcîchercbes qui nous occupent sont tiélicates , si l'on veut arriver à des lois générales.
Parmi les pbysiciens qui se sont occupés des phénomènes de rotation , il faut mettre en première ligne MM. Herscbeil, Babbage, Barlow, Nobili, Baccelli, Chris-, tie, etc., etc. La plupart de leurs travaux présentent peu d'accord entre eux, en raison des motifs que nous avons indiqués plus haut.lNous regrettons ({ue leur étendue ne nous permette pas d'en donner ici un exposé complet , pour que l'on puisse juger de leur mérite réciproque. Nous allons essayer cependant de présenter les princi-
(i) Bibliothèque de Genève, t. xxix, p. 3i6.
/|00 PIIÉNOM. MAGNÉT. PROD. DAIYS LES CORPS, ETC.
paux résultats auxcjiiels sont parvenus MM. Babbage et llei'sclicll d'une part, et Harlow de l'autre.
IjCs deux premiers ont répété l'expérience de M. Arago d'une manière inverse; l'effet j)roduit était prévu, puisque la léaction est toujours égale à l'action. Des dis([ues de cuivi-e ou d'autres substances magnétiques ont été suspendus lil)remenl à un assemblage de plusieurs fils sans torsion, au-dessus d'un aimant en fer à elieval soumis à la rotation. Ot aimant, qui portait 20 livres, était disposé de manière à ce qu'il pût recevoir un mouvement rapide autour de son axe de symétrie placé verticalement, les pôles en liant. Le disque circulaire de cuivre avait 6 pouces de diamètre et o,o5 pouce d'épaisseur. Aussitôt que l'aimant fut mis en rotation, le cuivre commença à tourner dans la même direction, d'abord avec lUi mouvement lent, mais dont la rapidité s'accrut graduellement. En communiquant un mouvement eu sens contraire à l'ainianl, le disque cbangea également de position, et présenta les mêmes phénomènes.
L'interposition de j)la([ues de métal de 10 pouces de diamètre et de -^ pouce d'épaisseur entre les dis(pies et l'aimant, ne modifièrent pas sensiblement les effets, comme M. Arago l'avait déjà remarqué, et comme le prouvent encore les observations suivantes.
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