FORCE MAGNÉT. QUE PRENNENT DES BARR., ETC
les différents poids supportés furent mesures au moyen d'un poids qui glissait comme dans une balance romaine.
Dans une des expériences que fit M. Henry, ce physicien s'est servi d'une petite batterie , formée d'une plaque de zinc longue de 12 pouces et large de 6, et entourée de cuivre. En faisant fonctionner tous les fils, le fer à cheval put supporter un poids de ySo livres.
268. M. MoU n'avait fait ([u'indiquer l'influence de la grandeur des éléments voltaïques , pour développer la force magnétique dans le fer doux ; MM. Lipkens et Quetelet ont repris ce travail, nous allons donner ici le résultat de leurs recherclies.
Ces deux physiciens prirent un barreau de fer, courbé en fer à cheval, pesant o. kilogrammes, et autour duquel était enroulé un fil de cuivre l'ecouvert de soie «S3 fois sur lui-u)énie. Les extrémités de fil ayant été mises en communication avec un élément voltaïque, de forme rectangulaire, dont le zinc sur un des cotés présentait 4 pieds y de surface , la lame de zinc fut enfoncée graduellement dans le li({uide conducteur.
r' Essai. La lame enfoncée de 'a pouces -7, le fer à cheval supporta i 8 kilogrammes.
a' Essai. Le zinc ayant été retiré, puis enfoncé une seconde fois à 2 pouces ^ de profondeur, le fer à cheval ne porta j)lus que 8 kilogrammes.
3*"' Essai. Le zinc avant été enfoncé une troisième fois à 20 pouces -|, l'aimant ne put supporter que l'j kilogrammes.
4*^ Essai. Quoique le zinc plongeât de 23 pouces, le poids supporté ne fut que de i3 kilogrammes.
5* Essai. La lame étant plongée entièrement, le fer ne put pas porter plus de iG kilogrammes.
La plus forte charge fut donc obtenue, au commencement de l'expérience, lorsque la lame fut plongée pour la première fois, et seulement de 2 pouces ^ : ce qui démontre bien que l'effet produit est en rapport avec l'énergie de l'action chimique.