‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 48 sur 335 · EFFETS DE LA. CHA.L. SUR LES CORPS MAUV. COND · texte numérisé non relu

EFFETS DE LA. CHA.L. SUR LES CORPS MAUV. COND

tous les cas, elle dure pendant une partie du temps du refroidissement. Mais si, à un instant (juelcon(|ue, on élève de nouveau de i° à i° la température du milieu où est le petit tui)e de verre, la polarilé disparaît aussitôt. Ces effets ont de l'analogie avec ceux que présente la tourmaline pendant le refroidissement , avec cette différence néanmoins que Tinfluence d'un corps électrisé détermine dans le verre l'effet qui est produit naturellement dans la tourmaline. Ce rapprochement n'est pas sans intérêt pour la constitution des corps.

Pour éviter l'influence des courants d'air.au dehors du cylindre, qui enlèvent de l'électricité au hàton de gomme laque, et celle des courants du dedans au dehors, on dispose l'appareil de la manière suivante.

La partie supérieure du cylindre est fermée herméti- (juement avec une plaque de verre, sur les bords de laquelle on colle du papier : on interrompt par ce moyen la communication de l'intérieur avec l'extérieur. Puis, sur la surface extérieure de la cloche, on fixe, perpendiculairement, un tube de verre de 3 à 4 décimètres de longueur, et d'un diamètre assez grand pour qu'on puisse y introduire le bâton de gomme laque (|ue l'on veut soustraire à rinfluence des courants d air provenant de la combustion de l'alcool. Malgré ces j)récantions, on obtient également l'attraction du petit tube au moment du refroidissement, (juand la tenqj(''raliue a été portée de ao° à 25". Ainsi les courants extéiieurs et ceux du dedans au dehors n'ont eu aucune part siu* l'action produite. La polarité électri(jue et son mode de disparition ont lieu comme précédemment. Il est de plus bien évident qu'à mesure que la pla([ue de métal sur laquelle la cloche est posée s'échauffe, la couche d'air qui lui est contiguë ne tarde pas à s'élever, et cin\Q ainsi sa place à une autre, de manière qu'il s'établit vn\ courant d'air chaud de bas en haut , et un autre d'air froid de haut en bas. Aussitôt que la lampe est éteinte, la plaijue éprouve un refroidissement qui est dabord très-laible ; les courants continuent donc, mais avec un peu moins

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