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de vitesse. De même, lorsqu'on commence à élever la température, ils augmentent peu à peu de vitesse; or, dans le premier cas, avec le cylindre et la petite cloche, il y a des phénomènes qui ne se montrent pas dans le . second, tels que la polarité électrique, qui n'est permanente que dans le refroidissement, et l'attraction du petit tube par le bâton de gomme laque. Il faudrait donc admettre qu'une faible diminution dans la vitesse d'un courant d'air donne naissance à des phénomènes électriques qui ne se montrent pas, du moins dans certaines limites , lorsque cette vitesse éprouve une légère augmentation.
Rien n'autorise à le supposer; car, dans l'état actuel de nos connaissances sur les propriétés du fluide électrique, un courant d'air chaud ne fait autre chose que d'enlever l'électricité c[ui se trouve en équilibre sur la surface d'un corps près duquel il passe. Cela ne suffit pas pour que de légères modifications dans l'intensité d'un courant d'air produisent des effets aussi différents. Je ferai encore remarquer qu'en découvrant par en haut la cloche, quand la tenipérature de l'intérieur est à iSo", et que le refroidissement commence, les courants d'air sont beaucoup plus forts que lors([ue l'on chauffe dans les températures au-dessous de 5o° : ainsi la disparition des pôles ne vient pas des courants d'air. Il y a donc d'autres causes que celles-là auxquelles il faut recourir pour expliquer les phénomènes : ces causes sont la dilatation et la contraction des molécules du verre, qui paraissent agir ici connue dans la tourmaline.
Quant à l'effet instantané qui a lieu dans les températures inférieures à 5o° , aussitôt que la lampe est éteinte, et quoique le thermomètre continue encore à monter de quelques degrés, on peut l'attribuer à la différence de la propagation de la chaleur dans le petit tube de verre et le thermomètre. Comme il est probable que le phénomène se passe à la surface, celle du tube doit se ressentir plus vite des effets du refroidissement que le thermomètre. Tous les verres ne sont pas pro-
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près à ces oxpériencos; ceux que l'on fabiiquc maintenant, et qui sont trop alcalins, ne maintiennent que difficilement la polarité. Il faut prentlie des verres anciens, si l'on veut réussir complètement. Un petit cylindre de gomme laque, substitué au petit tube, est aussi attiré rapidenieut par le bâton électrisé, au moment du refroidissement à 20'^ ou iS^ ', mais la polarité électrique est très-difficile à y établir, et encore est-elle de peu de durée.
Pour rendre ces effets comparables, il faut que le corps électrisé, ({ue l'on présente aux petits cylindres de verre ou de gomme laque, possède une électricité sensiblement constante; l'un des pôles d'une pile sèclie convient parfaitement h cet usage.
§ y. Du dégagement de l'électricité dans les actions chimiques ; principe général.
28. Dans le frottement et autres modes employés j)our exciter la puissance électrique, il y a non-seulement production de chaleur, mais souvent encore réaction chimique ; c'est un motif pour nous occuper d'abord des phénomènes électriques (|ui ont lieu toutes les fois que les particules des corps réagissent les unes sur les autres. -
La production de l'électricité dans les actions chimiques a été long-temps un sujet de controverse entre les physiciens, comme nous l'avons vu dans la notice historique; mais, dej)uis la découverte d'OErsted, on a des moyens tels, jiour résoudre cette question, qu'on a pu rassembler un grand nombre de faits si concluants, qu'il n'est plus possible maintenant d'élever le moindre doute sur rémission de l'électricité, dans les combinaisons et les décompositions chimi(|ues.
Lorsque l'on plonge, l'un après l'autre, dans de l'acide nitri<|ue, les doux bouts du fil de cuivred'im multiplicateur, on a un courant électrique, dont l'action sur l'aiguille aimantée indi([ue qiie le bout plongé le premier prend à l'autre rélectricité positive. Cet effet peut être attri-