‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme et de leurs rapports avec les phénomènes naturelsChapitre 79 sur 335 · CHAPITRE ur. l · texte numérisé non relu

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§ XVIII. Des effets électriques produits dans le contact des corps conducteurs.

77. Volta, voulant combattre la doctrine de Galvani sur les contractions musculaires qui sont produites quand on met en connnunication les muscles et les nerfs d'une grenouille au moyen d'un arc composé de deux métaux différents, conçut Tidée qu'elles étaient dues à l'éUH^tricité qui se dégage au contact de ces deux métaux. 11 admit aussitôt comme principe fondamental, que deux substances conductrices de l'électricité se constituent toujours dans deux états électriques contraires par leur contact mutuel, indépendanmient de toute réactior) chimique. Voici l'expéi'ience à l'aide de laquelle il établit ce principe. Il prit deux disques circulaires, l'un de zinc et l'autre de cuivre, au centre desquels était fixée une tige en verre recouverte de vernis à la gomme laque ; ayant mis ensuite en contact les disques en tenant dans chaque main une des liges, il les sépara, et lit toucher l'un de ces disques à un des plateaux du condensateur, tandis ([u'il touchait l'autre avec le doigt pour lui enlever son électricité. Il répéta plusieurs fois le contact des disques. Quand l'air au milieu duquel il opérait était très-sec, une dixaine de contacts suffisaient pour que les feuilles d'or divergeassent quand on enlevait le plateau supérieur. Le zinc donnait une charge d'électricité positive, et le cuivre une charge d'électricité négative.

î^our mettre encore plus en évidence ce principe, Volta fit l'expérience suivante : ayant soudé bout à bout une lame de zinc et une autre de cuivre, il prit la première entre les doigts et toucha le plateau supérieur du condensateur avec l'autre ; un simple contact lui suffit pour donner à son appareil une charge sensible d'électricité. En répétant l'expérience d'une manière inverse, c'est-à-dire, tenant entre les doigts la lame de cuivre, et touchant l'un des plateaux du condensateur avec la lame de zinc, il n'eut aucune électricité, mais en inter-

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posant une bande de papier mouillée entre le zinc et le condensateur, celui-ci prenait un excès d'électricité po sitive. 11 tira la conséquence de ce fait, que la cause (jui développe de l'électricité dans le contact agit comme une force attractive ou répulsive, qui agit du zinc sur le cuivre ou du cuivre sur le zit)c, attendu que s'il n'en était pas ainsi , il serait impossible d'expliquer comment il y a équilibre entre les forces électriques quand une lame de zinc se trouve placée entre deux lames de cuivre; une des deux forces devait détruire relïet de l'autre. 11 a donné le nom (le force électro-motrice à cette cause qui transporte ou repousse les deux électricités d'un métal dans l'autre. Tous les métaux dans leur contact mutuel jouissent des mêmes propriétés que le zinc et le cuivre, mais à des degrés |)lus ou moins marcjués, suivant leur nature propre.

Volta trouva également qu'un métal et deux liquides bétérogèiies , conducteurs de l'électricité, produisent le même effet que deux métaux différents et un liquide ; que les sulfures alcalins et l'argent produisent autant d'effets que le zinc et l'argent; et qu'enfin, tous les corps de la nature doiuient des effets électriques de contact à des degrés plus ou moins marqués, suivant leur faculté conductrice. Cet illustre physicien a encore découvert, et le fait est important, qu'en mettant en contact des disques de métal difféient, les uns au bout des autres, on n'a jamais que les effets électriques dus au contact des deux métaux extrêmes.

H a partagé en conséquence les coi'ps en deux classes priiicipal(îs : dans la première, il a placé les corps conducteias parfaits et secs, tels (jue les métaux et le charbon; dans la deuxième, les corps conducteurs imparfaits, comme Us licjuides, et les substances solides, qui ne sont conduclrices qu'en raison des li([uides qu'elles contiennent.

Une combinaison voltaïque est toujours formée de trois corps pris dans ces deux classes. 11 a nommé combinaison du premier ordi*e, celle qui est formée de deux t;on(lucteui"s parfaits av(;c un conducteur imparfait , comme le cuivre, le zinc et l'eau. La combinaison est

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du second ordre quand il s'y trouve deux conducteurs imparfaits et un conducteur parfait.

78. Humphry Davy a donné un tableau dans lequel il indi({ue les combinaisons les pbis simples que l'on puisse former. Il les a rangées dans l'ordre de leur activité respective.

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SUBSTANCES très-oxidables.

Zinc...

Fer. . .

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l'ioinb.

Cuivre, Arsreiit

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