CHAPITRE IT. l
la feuille d'or a. une distance de a ou 3 mètres. L'état électrique de la main ou des cheveux exerce aussi une influence jusqu'à une certaine distance; aussi est-on obligé de s'en garantir pour ne pas être induit en erreur.
On a reproché à cet appareil de donner des indications irrégulières, en raison de son extrême sensibiUté. Cela est vrai quand on opère avec des plateaux de cuivre, parce qu'd y a alors une réaction sur ce métal de la part des liquides qui adhèrent aux doigts , laquelle produit un dégagement d'électricité qui peut troubler les résultats; mais, quand les plateaux sont d'or ou de cuivre doré , on n'a pas à craindre de semblables effets.
La sensibilité d'un électroscope condensateur dépend en grande partie de l'isolement du plateau inférieur par rapport à la cloche de verre, qui donne toujours plus ou moins écoulement à l'électricité, en raison de la couche d'eau hygrométrique qui se dépose sur sa surface ; pour obvier à cet inconvénient , on a adopté un mode d'isolement qui permet d'opérer, même lorsque la cloche est humide. Voici en quoi il consiste (fig. lo). TT est un tube de verre recouvert intérieurement et extérieurement de plusieurs couches de vernis à la gomme laque, et dans lequel passe la tige du condensateur, laquelle est assujélie sur la paroi intérieure, au moyen d'un bouchon de gomme laque ùù ^ appliquée dessus à chaud. A la partie supérieure de la tige on visse une petite cloche en métal, qui recouvre, le plus près possible sans la toucher, la surface du tube; il résulte de là que l'air, quand bien même il serait humide, ne circulant que très- lentement entre le tube et la cloche, ne dépose que difficilement dans l'intérieur la vapeur d'eau dont il est chargé, de sorte que l'isolement dure pendant assez long-temps.
Pour se servir de l'électroscope condensateur, il suffit de mettre en communication le plateau inférieur du condensateur avec la source qui fournit l'électricité, et de toucher le plateau supérieur avec le doigt mouillé.
l4 DES ÉLECTROSCOPES ET DES ^LECTROMÈTRES.
L'électricité qui arrive ne pouvant traverser la couche de vernis, décompose l'électricité naturelle du plateau supérieur, attire celle de nom contraire, et repousse l'aulie. Ces actions conlinui'nt juscju'à ce (ju'il y ait écpiilibre entre les forces attractives et répulsives. Si l'on enlève alors le plateau supérieur, on rend libre sur le plateau inférieur l'électricité cpii vêtait dissimulée, etson action se manifeste aussitôt sur relectrosco])e.
Quand la main de l'expérimentateur est naturellement sèclie, il ne doit pas se borner h mouiller le bout du doigt, il faut encore qu'il se la lave avec de l'eau distillée, car je me suis aperçu bien des fois que l'absence de résidtats dans l'appai'eil provenait de ce que la peau de ma main, (jui était très-sèche, ne donnait pas écoulement à l'électricité.
Ij'expérimentatcur doit encoie tenir compte des effets électriques qui peuvent avoir lieu dans la réaction de l'eau dont il imprègne ses doigts sur les Ii([uldes qui suintent par les pores de la peau; car, dans quelcpies circonstances, il y a une réaction chimique qui donne • lieu à des effets électriques appréciables.
lo. On a imaginé d'autivs insti'umcnts auxquels on a donné le nom d'électromètres, pour juger approximativement de la charge d'une machine ou d'une batterie électri(|ue.
Le premier est l'électromètre de Henley, ou h cadran, dont on se sert toutes les fois qu'il s'agit d'estimer tles charges considérables (fig. i i ); il consiste en une tige arrondie d'une matière conductrice, longue d'environ n pouces et terminée par une boule; immédiatement audessous est hxé un demi-cercle d'ivoire, dont le centre porte un axe autour duquel se meut librement une aiguille légère, de 4 pouces environ de long, et portant à son extrémité inférieure une petite balle de sureau. Cette aiguille peut parcourir avec une grande facilité une demi-circonférence, divisée pour que l'on puisse estimer les écarts. Dans les cas ordinaires, l'aiguille est dans la direction de la verticale, mais dès l'instant que l'appareil