CHAPITRE III. ! gü
de Sôus-phosphate de fer et à ces encroûtements de meme composition qui recouvrent les cristaux de chloro-phosphate de plomb.
Le chloro-phosphate de plomb ne se sera déposé que lorsque le proto-sulfate de fer, son dissolvant, aura été saturé, c’est-à-dire, aussitôt qu’il aura rencontré des cristaux de carbonate de chaux. On aura eu alors ces chloro - phosphates de plomb mamelonnés aciculaires de diverses couleurs, tantôt purs, tantôt calearifères, tantôt empâtant des débris de quartz.
Si, par hasard, dans la décomposition des persulfures il s’est déposé du soufre, comme cela arrive quelquefois, ce soufre se sera combiné avec une portion de l’alcali de la roche porphyrique, d’où il sera résulté des hyposulfites alcalins, puis des doubles hyposul fîtes alcalins et métalliques , puis par des effets électro-chimiques des sulfures métalliques qui auront produit, suivant les circonstances, des prismes de sulfure de plomb, quand la galène se sera moulée dans les vides laissés par le chloro-phosphate de plomb dissous ; des petits cristaux de galène antimoniale reposant sur des galènes massives ne renfermant pas d’antimoine, des pyrites qui ont pris la place de phosphate de plomb, ou qui ont cristallisé dans des moules anciens de pyrite et de chaux carbonatée, et de la blende placée dans les mêmes circonstances que la pyrite.
Il est probable qu’à l’époque actuelle, les élaborations dont nous venons de parler continuent toujours.
Les schistes pyriteux et la brèche pyriteuse fournissent abondamment des aluns de plume et du sulfate de fer ; la blende et les pyrites du filon, les sulfates de zinc et de fer. La réaction de ces sels sur la chaux carbonatée donne naissance à des cristaux de gypse, d’où résultent de l’hydrate d’alumine siliceux et du plomb carbonate en houppes ou cristaux qui se trouvent en suspension dans les hydrates. Il se produit en même temps du phosphate de fer résinite, mélangé d’hydrate qui se dépose journellement, ainsi que des petites masses molles de phosphate de plomb,
194 DES AMAS de min. de cuivre de chessy.
§ III. Des amas de minerais de cuivre de Chessy .
1237. Les minerais de cuivre de Chessy se composent de cuivre pyriteux, de cuivre noir, de cuivre carbonate bleu et vert, et de protoxide de cuivre.
Le cuivre pyriteux se trouve dans le terrain primitif, qui est une diabase (amphibole et feldspath); le cuivre noir, dans le terrain de transition , qui est un mélange de schiste feldspathique et de diabase; le cuivre oxidulé entre le cuivre noir et le cuivre carbonate, dans une couche d’argile rougeâtre qui sépare le terrain de transition du grès bigarré; le cuivre carbonate, dans le grès bigarré. On voit donc que le cuivre carbonate se montre dans les parties les plus rapprochées du sol, là ou les influences atmosphériques peuvent exercer plus facilement leur influence.
Dans le grès bigarré, on a rencontré un grand nombre de bou’es plus ou moins sphériques, d’une grande dureté, présentant à leur centre des vides tapissés de cristaux de carbonate bleu de cuivre et renfermant de l’eau; ce qui fait présumer que ces cristaux ont eu une origine aqueuse.
1238. Nous allons passer en revue quelques-unes des décompositions et des formations modernes que l’on a observées dans les mines de cuivre de Chessy près de Lyon.
Lorsque la pyrite cuivreuse commence à se décomposer, elle donne naissance à la mine noire, qui est un mélange de sulfure et d’oxide, et l’on obtient du sulfate de cuivre et de fer qui est entraîné par les eaux. On trouve quelquefois de ce double sulfate cristallisé. Ces sulfates, en réagissant sur les roches environnantes, donnent naissance à divers produits que nous allons faire connaître :
i° De l’hydrate de peroxide de fer, provenant de la suroxidation des sulfates ferrugineux avec des petits cristaux de sulfate de chaux.