‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 131 sur 208 · CHAPITRE 1 II · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1 II

2° De l’oxide de fer imprégnant le grés métallifère.

3° Le cuivre oxidulé, cpii peut être formé soit par la décomposition du sulfate de fer dans son contact avec les roches contenant du proloxide de fer : dans ce cas, le fer se peroxide et le cuivre passe à l’état de protoxide ou se réduit entièrement; soit quand une dissolution de sulfate de fer est en contact avec une matière organique, comme dans l’expérience de JVL Clément; soit quand une dissolution de sulfate de cuivre est séparée d’une nappe d’eau ou d’une solution, à un moindre degré de concentration, par de l’argile renfermant du cuivre métallique. C’est précisément le cas ou le protoxide se forme avec une grande facilité dans les actions électro-chimiques , comme nous l’avons prouvé.

Le cuivre natif se forme, comme il vient d’être dit, dans la décomposition du sulfate de cuivre parles roches contenant du protosilicate de fer. L’opération s’effectue dans les fissures de la roche ou l’action capillaire joue un certain rôle, comme nous l’avons montré à plusieurs reprises dans le cours de cet ouvrage.

Quand les pyrites cuivreuses se décomposent complètement, il en résulte du carbonate de cuivre qui peut se former à la manière des doubles décompositions.

Le cuivre carbonaté bleu est formé par la réaction du sulfate de cuivre sur le carbonate de chaux qui cimente les grès. On trouve souvent, l’un à coté de l’autre, le cuivre carbonaté bleu et le cuivre carbonaté vert avec de Phydrosilicate d’alumine qui imprègne ces gr ès.

L’hvdrosilicate d’alumine provient de l’action des sulfates sur les roches siliceuses et alumineuses. La silice qui est à l’état gélatineux provient de la même réaction. M. Fournet a reconnu qu’elle se forme dans un intervalle d’une trentaine d’années, La silice endurcie est accompagnée d’hydrosilicate d’alumine.

L’hydrosilicate de cuivre est formé par la réaction du sulfate de cuivre sur les roches qu’il traverse. Enfin le carbonate de zinc cuprifère, que l’on trouve

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quelquefois clans la même localité, provient de réactions dont on ne peut encore se rendre compte.

§ IV. Des filons de Pontgibaud \

1^39. Nous allons terminer l’examen des principales décompositions qui ont lieu dans l’intérieur de la terre, par l’exposé des changements chimiques qui ont été observés par M. Fournet dans les filons de Pontgibaud.

Les roches primitives des environs de Pontgibaud renferment une multitude de fissures ou filons dont les uns servent de réceptacle aux fragments des roches voisines et aux substances métalliques et terreuses venues de l’intérieur et de l’extérieur, et dont les autres ont donné issue à des matières volcaniques ou à des cours d’eau. Ces filons renferment tous à peu près les mêmes substances, savoir : de la galène argentifère, du cuivre pyriteux, de l’antimoine sulfuré, etc.

Le terrain qui encaisse les filons varie dans sa composition; sur les plateaux, il est formé principalement de schiste micacé, tandis que dans les vallées profondes il renferme des roches magnésiennes. Tout le système en outre est traversé par des amas de granité.

Le schiste micacé et le stéachiste sont les roches métallifères par excellence. Toutes les variétés éprouvent une altération qui les fait passer à des teintes vertes ou jaunes plus ou moins prononcées. La décomposition des pyrites qu’elles renferment donne naissance à des efflorescences magnésiennes ou vitrioliques.

La protogine fournit de gros amas saillants dans les vallées, par suite de la décomposition des roches schisteuses environnantes; elle éprouve elle-même des altérations, par le passage du feldspath à l’état de kaolin.

1240. Les filons paraissent avoir été remplis de deux manières, par des fragments anguleux des roches voisines, venus de la surface du globe, et par des sources qui ont surgi de l’intérieur. Il paraît résulter évidem-

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