CHAPITRE PREMIER
prenaient les points de jonction des deux fds de platine exposés au dard du chalumeau. Ces points ayant été placés à l’extrémité de la pointe bleue, ou a eu une intensité égale 72, correspondante à 1699° du thermomètre centigrade.
Nous ne devons pas oublier d’indiquer une précaution à prendre pour assurer le succès des expériences faites avec la ha la nce électro-magnétique : lorsque le barreau aimanté est placé dans riiéliee parcourue par un courant, il est attiré quelquefois par ce dernier plutôt d’un coté que de l’autre, lorsqu’il n’est pas placé exactement dans l’axe du tube de verre. Pour éviter cette cause d’erreur, il faut recommencer l’expérience à diverses reprises, en centrant de nouveau le barreau.
Nous croyons en avoir dit assez pour montrer l’usage de la balance électro-magnétique ; nous verrons plus loin le parti que l’on peut en tirer pour mesurer les effets électro-chimiques.
§ IL De la pile à courant constant.
1 2 5a. Lorsque l’on veut mesurer l’action continue d’une force, il faut chercher d’abord les moyens nécessaires pour lui donner une intensité constante ou bien une intensité variable suivant une loi connue. Or, le cornant électrique produit par les piles ordinaires, et meme par un seul couple, est sujet à des variations continuelles qui ne permettent pas de soumettre son mode d’action au calcul. C’est pour parer à cet inconvénient que nous avons construit une pile qui donne naissance à un courant dont l’intensité ne varie pas sensiblement dans l’espace de 24 heures, et même quelquefois de 4^ heures.-
Nous avons fait connaître (1) un appareil très-simple qui jouit de la propriélé de donner un courant qui éprouve peu àé variations pendant le temps ci-dessus
(ï) T. III,
DE LA PILE A COURANT CONSTANT
indiqué : il est formé de deux petits bocaux en verre dont l’un renferme de l’acide nitrique concentré et l’autre une solution de potasse caustique très-concentrée ; les deux bocaux communiquent ensemble au moyen d’un tube de verre recourbé, rempli d’argile très-fine humectée d’une solution de sel marin. Dans le bocal où se trouve l’alcali, plonge une lame d’or, et dans l’autre une lame de platine. Si Ton met en communication ces deux lames, au moyen de fils d’or et de platine, avec le multiplicateur, on a un courant assez énergique qui provient de la réaction de i’acide sur l’eau , le sel marin et la potasse. La lame d’or prend à l’alcali l’électricité négative, et la lame de platine l’électricité positive à l’acide.
19.53. Pour obtenir le maximum d’effet, il faut avoir égard, dans la construction de cet appareil, à des principes que nous allons rappeler.
S’il était possible de transformer en courant toute l’électricité qui se dégage dans la combinaison d’une quantité donnée d’acide avec la quantité proportionnelle d’alcali, ce courant serait capable de décomposer à son tour tout le sel formé. D’après cela, si, dans la réaction d’un acide avec un alcali , on parvient à saisir une assez forte partie des électricités dégagées, on pourra avoir un courant d’une intensité suffisante pour effectuer des décompositions. Les liquides étant de très-mauvais conducteurs, comparativement aux métaux, on doit donc employer tous les moyens possibles pour augmenter leur conductibilité. Voici comment nous y sommes parvenu:
On prend deux tubes en platine, de 8 centimètres de long et de deux centimètres de diamètre, recourbés en E, E' (fig. 7 ). On adapte en B, B' un tube de verre de 6 centimètres, qui entre avec frottement dans les tubes de platine ; en E E' sont soudés deux crochets également en platine; la partie A B est remplie d’argile humectée avec de l’acide nitrique, la partie B B' d’argile humectée avec du sel marin, et enfin la partie B' A', d’argile humectée avec la solution de potasse. Les extrémités A A'