‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 151 sur 208 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

décomposait aussi un poids de proto-chlorure d’étain qui contenait 3,2 grains de métal. Il en a conclu dès lors cette proportion : 0,4974^ : 3,2 :: 9 équivalent de l’eau : 57,9 équivalent de l étain; résultat qui est sensiblement le même que celui que l’on obtient par les procédés ordinaires de la chimie. C’est en suivant une marche semblable que M. Faraday est parvenu à trouver les équivalents électro-chimiques d’un certain nombre de corps, qui coïncident parfaitement avec les équivalents chimiques ordinaires.

Le procédé employé par M. Faraday indique bien les moyens de déterminer les équivalents des corps, mais nullement l’intensité de la force qui agita chaque instant. C’est cette lacune que nous avons essayé de remplir au moyen des appareils décrits précédemment.

1208. Quelques développements sur les rapports qui lient les affinités aux forces électriques sont indispensables

On a remarqué depuis longtemps que les éléments qui sont combinés avec le plus d’énergie, sont aussi ceux qui sont décomposés avec le plus de force par le courant, et que les éléments qui sont combinés en vertu de faibles affinités, sont ceux qui obéissent le moins à l’action décomposante de l’électricité en mouvement. Il paraît résulter de là que tous les corps composés se séparent sous finlluence d’un courant électrique, en raison de la force de l’affinité qui unit leurs éléments. M. Faraday a prouvé en outre, par des expériences décisives, qu’un courant qui traverse l’eau en décompose une portion qui est exactement proportionnelle à la quantité d’électricité que l’on fait passer, en supposant, bien entendu, que la source d’électricité soit la même.

Quand cette électricité traverse une solution, elle rend 'aux éléments qui sont combinés les états électriques qu’ils possédaient avant la combinaison, et qui sont précisément ceux qui se sont manifestés quand la combinaison s’est opérée. Or, comme tout porte à croire que les états électriques sont dépendants des affinités, il

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