‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 152 sur 208 · CONSID^R. SUR LES RAPP. QUI LIENT LES AFF., ETC · texte numérisé non relu

CONSID^R. SUR LES RAPP. QUI LIENT LES AFF., ETC

s’ensuit que, lorsque deux corps réagissent l’un sur l’autre, si l’on pouvait recueillir toute l’électricité qui devient libre, cette électricité servirait à mesurer les affinités, puisque la tension paraît en rapport avec des affinités.

D’un autre coté, il est bien établi par les expériences de M. Faraday, iP que les pouvoirs électriques sont définis comme l’action chimique de l’électricité; 2° qu’une quantité considérable d’électricité, sous forme de courant, ne décompose que peu d’éléments; qu’un grain d’eau acidulée exige, par exemple, pour sa décomposition, un courant électrique continu, fonctionnant pendant 3 minutes 45", lequel est suffisant pour maintenir à la chaleur rouge dans l’air, pendant le même temps, un fil de platine de de pouce de diamètre; 3° que l’agent électrique est employé seulement à vaincre les pouvoirs électro-chimiques ; d’ou l’on peut tirer la conséquence que la quantité qui passe est au moins égale à celle que possèdent les molécules séparées, c’est-à-dire, que si le pouvoir électrique qui tient combinés les éléments d’un grain d’eau pouvait devenir un courant, il serait égal au courant nécessaire pour séparer les éléments du grain d’eau ; 4° qu’il existe un accord parfait entre la théorie des proportions définies et celle de l’affinité électro-chimique ; d’ou il résulte que l’on peut considérer les parties équivalentes des corps, comme des volumes qui contiennent d’égales quantités d’électricité, ou qui ont des pouvoirs électriques égaux. Les atomes des corps qui sont équivalents l’un à l’autre dans leur action chimique ordinaire, possèdent donc des quantités égales d’électricité unies à eux.

M. Faraday mesure l’électricité qui passe dans une solution , au moyen de l’action chimique qu’elle produit. 11 emploie à cet effet un appareil qui , placé sur la route du courant , peut servir à volonté d’étalon comparatif ou de mesureur absolu de l’électricité. Cet appareil lui a servi à faire voir que l’action chimique décomposante d’un courant est constante pour une même quantité d’électricité, malgré les variations qui peuvent avoir

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