‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 154 sur 208 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

î* heures; on a obtenu o"'-,ooj 5. Or, si l’on compare les quantités de cuivre réduites dans les deux expériences , on les trouve exactement proportionnelles aux intensités du courant. Diverses expériences du meme genre ont été faites sur des solutions d’argent, en variant la densité de ces solutions et l’intensité du courant. On voit donc que lorsque la source reste constante, si l’on diminue l’intensité dit courant, en introduisant dans le circuit des fils métalliques d’une certaine longueur, les quantités de métal réd ni t sontexactement proportionnelles aux intensités du courant.

Ces résultats sont parfaitement d’accord avec ceux qui ont été découverts par M. Faraday, il y a cette diffé rence entre les résultats du physicien anglais et ceux que nous rapportons ici , c’est qu’il fait abstraction de .1 intensité absolue du courant , tandis que nous en tenons compte. Nous introduirons donc, dans les expériences, un élément nouveau qui peut avoir de l’importance.

i 260. Nous avons cherché avec la balance électro-magnétique, lorsque Ton soumettait à l’action d’un même courant, d’une intensité connue, des dissolutions de différents métaux, dans quel rapport se trouvaient les quantités de métal réduit. Nous avons introduit dans le circuit trois dissolutions, l’une de cuivre, l’autre d’argent et la troisième de zinc. Ces dissolutions se trouvaient dans des tubes en U, et chacune d’elles était en contact, du coté positif, avec une lame de platine, et du coté négatif avec une lame du métal qui se trouvait dans la dissolution. Le tout était soumis l’action d’un appareil composé de deux couples préparés comme il a été dit cidessus. Voici les résultats que nous avons obtenus :

L intensité du courant faisait équilibre à un poids de o,gl'-oo5.

Après 2.4 heures d’expérience, l’argent précipité pesait o,gl'o3o5; le poids du cuivre précipité o/' oopo; le poids du zinc précipité 0,^ 009 1 2. Or, si l’on cherche le rapport des trois quantités de métal précipité, on trouve qu elles sont proportionnelles aux poids atomiques de l’ar-

a3o CONSIUÉR. SUR LES RAPP. QUI LIENT LES AFF. , ETC.

gent, du cuivre et du- zinc, puisque que si l’on considère les deux premières, on a 3o5 : ()o :: 108 poids atomique de l’argent : 3 1 ,8, au lieu de 3 1,6 poids atomique du cuivre. De meme 3o5o : q 1 u :: 1 08 : 3a, 3, au lieu de 3a, 5 trouvé par M. Faraday. On voit donc que l’appareil à courant constant, composé seulement de deux couples, avec la balance électro-magnétique, a permis de vérifier la loi relative à la nature définie de la décomposition électro-chimique, en tenant compte de l’intensité de la force qui a produit la décomposition.

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