‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 153 sur 208 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

lieu clans son intensité, dans les dimensions des fils ou plaques employés, et la nature des corps conducteurs au travers desquels elle passe.

La forme des appareils décomposants varie suivant la nature des expériences que Ton a en vue. S’agit -il de recueillir des substances gazeuses? il se sert de

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tubes droits gradués contenant chacun une lame de platine et un fil de même métal soudé avec de 1 or et fixé par la fusion à l’extrémité fermée du tube. Ces tubes sont remplis d’une solution quelconque, par exemple, d’une solution d'acide sulfurique dans l’eau; après en avoir rempli ces tubes, on les renverse dans un vase renfermant le même liquide. Quand il veut connaître l’influence qu’exercent les dimensions des plaques, il met tous ces appareils en communication les uns avec les autres et avec l’appareil voltaïque, afin que tout le système soit traversé en même temps par le courant électrique. C’est en opérant de cette manière qu’il a trouvé que la quantité de gaz était sensiblement la même, quelles que fussent les dimensions des plaques et la nature des liquides contenus dans les différents appareils.

M. Faraday a disposé aussi trois appareils de manière que le courant , après avoir traversé l’un d’eux, se divisait en deux autres qui se réunissaient ensuite. Il a trouvé dans ce cas que la somme des décompositions dans les deux derniers appareils était toujours égale à la décomposition dans le premier.

Il résulte enfin de toutes les expériences de M. Faraday, qu’un courant qui traverse l’eau en décompose une portion qui est exactement proportionnelle à la quantité d’électricité qui est passée, indépendamment îles nombreuses différences de variation que cette électricité éprouve, pourvu cependant que la source ne change pas. Ainsi donc, en se garantissant de certains effets secondaires, tels que des dissolutions ou recombinaisons de gaz dans les liquides, les produits de la décomposition peuvent servir à mesurer l’électricité employée.

Ûl8 CONSID^R. SUR LES RAPP. QUI LIENT LES AFF., ETC.

1^59. On voit parfaitement que, clans les expériences de M. Faraday, il est inutile d’avoir un courant constant, puisque tous les appareils décomposants se trouvant liés ensemble, éprouvent tous en même temps les effets des variations du courant; dès lors les résultats sont les mêmes que si ce courant primitif avait une intensité invariable. Néanmoins il n’est pas sans intérêt pour la science d’établir les rapports qui peuvent exister entre les effets produits et l’intensité de la force mise en mouvement par l’appareil à courant constant. La solution de cette question, si l’on veut remonter jusqu’à la force strictement nécessaire pour vaincre les affinités , présente des difficultés; mais nous ne la croyons pas impossible. Voici le résultat des premières recherches que nous avons faites à^ce sujet, en faisant toujours marcher de front la balance électro-magnétique et le multiplicateur à fil court:

Lorsque l’on fait passer un courant invariable dans deux solutions de nitrate de cuivre à différents degrés de saturation et communiquant entre elles, d’une part avec un fil de cuivre, de l’autre avec deux fils de même métal en relation avec l’appareil décomposant, la quantité de sel décomposée est absolument la même dans les deux. On a pris de nitrate de cuivre sec que fon

a fait dissoudre dans iogr',3 d’eau; moitié de la solution a été augmentée de son volume d’eau distillée. Les deux fils de cuivre qui plongeaient dans les deux branches négatives pesaient chacun osr',3385. Après /j8 heures d’expérience, ces fils pesaient chacun ogr‘,36; ils avaient donc gagné en poids ogr,,02i5. L’intensité du courant exprimée en poids était représentée par o»r,,ooo.

La déviation de l’aiguille aimantée était égale à 66°; l’intensité du courant ayant été diminuée de moitié, la déviation n’a plus été que de /p°. La quantité de cuivre réduite dans l’espace de 48 heures a été trouvée égale à ogr*,oi, c’est-à-dire, moitié de ce qu’elle était dans f expérience précédente.

On a soumis le même fil et les mêmes solutions à l’action d’un courant faisant équilibre à osr ,oo3 pendant

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