‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 157 sur 208 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

donne, à la rupture du circuit, une étincelle plus brillante qu’un fil court qui conduit mieux l’électricité. Quand le fil est transformé en hélice, les effets sont plus énergiques, parce que faction mutuelle inductive de chacune des circonvolutions aide celle qui l’avoisine et réciproquement, ce qui fait que la somme des effets est considérablement augmentée.

Avec un aimant électrique, l’effet est encore plus fort, attendu que le fer, rendu magnétique par le pouvoir d’un courant continu, perd son magnétisme dès que celui-ci cesse de passer, d’où résulte un courant électrique dans le fil qui f entoure, semblable à celui que la cessation du courant dans l’hélice tend à produire.

On peut expliquer, en s’appuyant sur les lois d’induction, pourquoi, lorsque l’on double un long fil de manière que le courant ait dans les deux parties des directions opposées, il îi’y a pas d’étincelle à l’instant de la disjonction, et qu’au contraire, lorsque deux courants, dirigés dans le meme sens, sont simultanément arrêtés, ils s’aident l’un l’autre par leur influence mutuelle.

1268. M. Faraday a cru devoir conclure de plusieurs expériences, que nous ne rapportons pas ici, i° que l’intensité et la quantité de l’électricité en mouvement dans un courant sont plus faibles quand le courant commence, ou s’accroît, et plus grandes quand il diminue, qu’elles ne le seraient si faction inductive produite dans cet instant n’avait pas lieu; 20 que les forces inductives paraissent être latérales, c’est-à-dire, qu’elles sont développées dans une direction perpendiculaire à celle des courants primitifs, de sorte qu’elles peuvent être représentées par les courbes magnétiques. Si l’on prend un fd sans fin, on peut produire un courant qui circule autour du circuit sans ajouter aucune électricité à celle qui était primitivement dans le fil. Autant que l’on peut en juger, f électricité qui est sous forme de courant, provient de celle qui était en repos dans le fil. Quelle que soit la différence qui existe entre ces deux électricités, sous

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le rapport de leur mode d’action, on est porté à croire que lorsqu’un courant agit par induction sur la matière conductrice placée latéralement, il agit probablement sur l’électricité de cette matière, qu’elle soit en mouvement ou en repos, augmentant dans un cas ou diminuant l’intensité du courant suivant sa direction; dans l’autre produisant un courant; mais la somme de l’action inductive est probablement la même dans les deux cas.

1269. Il résulte encore des expériences de M, Faraday, que les effets obtenus avec les helices, les courants et contre-courants, ainsi que les effets qui sont relatifs à la production des courants latéraux, paraissent indiquer qu’un courant peut produire un effet d’induction plus facilement dans un fil voisin que dans son fil propre; qu’en employant une batterie voltaïque de 00 paires de plaques , au lieu d’une seule paire , les effets ont été les mêmes; qu’ainsi, en établissant le contact comme nous l’avons dit ci-dessus, l’étincelle est très-faible, tandis qu’elle est très-forte et très-brillante lorsqu’on interrompt la communication ; que les décharges continuelles ne paraissent pas modifier le phénomène , soit qu’on emploie comme moyen de communication un fil court ou le plus puissant aimant électrique.

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