‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 170 sur 208 · INTENSITÉS · texte numérisé non relu

INTENSITÉS

pour

UN ÉLRMENT.

Nos 1.3

NoS 1.3. 5. 7

On voit que l’intensité du courant thermo-électrique est proportionnelle au nombre de courants qui sont en activité, comme OErstedt et Fourier, d’une part, et nous de l’autre, l’avons trouvé il y a plus de quinze ans.

Les formules relatives aux courants dérivés dans les circuits simples s’appliquent aux courants dérivés ob-

GHAPITRE VI. 2 6ï

tenus dans un courant produit par une pile thermoélectrique d’un nombre quelconque d’éléments.

1280. M. Pouillet a étudié ensuite cette question : Lorsque plusieurs courants électriques se propagent dans l’intérieur des corps en général, chacun d’eux se propage-t-il comme s’il était seul ? Il a trouvé que dans un seul couple thermo-électrique dont les deux soudures ont la même température, supérieure à celle du milieu ambiant, il n’y a ni repos ni équilibre électrique, mais mouvement et propagation de deux courants égaux et opposés. Cette indépendance des courants avait déjà été établie par nous (1) sous une autre forme : « Dans un circuit « fer et cuivre, lorsqu’on élève chacune des soudures à « une température différente, l’intensité du courant est « égale à la différence des intensités du courant produit a successivement par chacunedeces températures, l’autre « soudure étant à zéro, et non, comme on aurait pu le « croire, à l’intensité du courant qui résulte d’une dif- « férence seule de température. » Cela n’a lieu bien entendu que pour des températures supérieures à ioo°, attendu qu’au-dessous de ces températures, si Ton chauffe inégalement les soudures, l’intensité est proportionnelle à la différence de température.

M. Pouillet a envisagé la question d’une manière plus générale: voici comment il l’a traitée : Soit (fig. 14) une pile formée de 8 éléments. Toutes les soudures possédaient la même température. Il a joint par un fil de cuivre v v' les deux éléments cuivre fe et ccl. S’il y a quatre courants dirigés dans un sens et quatre courants dirigés en sens contraire, le fil vv' sera parcouru par huit courants ; les courants ayant leur origine en a,c,c/, et g-, et allant de v en c, et les quatre autres ayant leur origine en b, h allant de v en e, il ne se produit alors aucun effet apparent ; mais si l’on vient à chauffer deux soudures consécutives, sous cette double condition, il

(1) Tome II, page 48.

2Ô2 INTEN. DES COUR. ÉLECTROCHIM. PROV., ETC.

n’y aura pas de courant dans la pile, tandis qu’il y en aura dans le fil vd.

Pour que la première condition soit remplie, il suffit de chauffer et de refroidir au même degré une soudure paire et une impaire, ou vice versa , ce qui donne des combinaisons différentes , savoir :

La soudure n° i avec les nos 2.4. 6. 8. donne 4 comb,na,sons-

Total. . ] 6combinaisons-

Pour que la seconde condition soit remplie, il faut remarquer que les courants qui vont de v en v proviennent des soudures 1. 3.4*7i et que les courants contraires proviennent des soudures 2. 5.6. 8. Sur les 16 combinaisons qui remplissent la première condition, il n’y en a donc que 6 qui remplissent la seconde, savoir : la soudure 4 avec les soudures 1.3.7, et soudure 5 avec les soudures 2.6.8. L’expérience montre en effet que si l’on produit ces six combinaisons, soit par échauffement, soit par refroidissement, on obtient toujours des courants sur le fil ce.

La théorie des courants dérivés permet d’analyser toutes les circonstances de l’expérience et d’évaluer numériquement les intensités des courants dans un grand nombre de cas.

§ II. De V ' intensité des courants électro - chimiques provenant d'un seul élément ou d'une pile à grande et petite tension.

1281. M. Pouillet a appliqué aux courants liydro-

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