‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 186 sur 208 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

K. Lame de cuivre, avec cercle gradué, surmonté d’une aiguille aimantée O, servant à mesurer la quantité d’électricité qui parcourt le cercle entier m, 11 , m\ A’, b"\ a y, L, P. Le galvanomètre G indique celle qui est produite par les variations de température des mâchoires F, H, qui sont la conséquence de celles du barreau J K; le circuit fermé de cette électricité est a' c b' a” E G D B" a .

A'. Boule d’un thermomètre à air, traversée par un barreau mixte de bismuth et d’antimoine, dont la soudure S est au milieu.

C'. Tube capillaire, plongeant dans un vase d , plein d’alcool coloré.

E'. Hauteur de la colonne dans le tube. On place derrière une échelle graduée.

F', G'. Conducteurs en cuivre pour recevoir le courant de la pile P.

On voit, par la description que nous venons de donner, que la pince thermo-électrique est une véritable pile thermo-électrique, disposée de manière à pouvoir serrer dans ses extrémités libres le fil conducteur sur lequel on veut opérer. M. Peltier emploie encore dans ses expériences un appareil destiné à mesurer l’intensité du courant qui traverse le fil soumis à l’expérience, afin d’avoir des résultats comparables. Il a d’abord cherché si un courant d’une intensité quelconque élevait toujours la température des conducteurs homogènes; ayant placé à cet effet des fils de métal de diverse nature et n’ayant pas le meme diamètre, entre les extrémités de la pince thermo-scopique, il a varié en même temps l’intensité du courant. Il a reconnu que les métaux ductiles donnent une élévation de température, quelque faible que soit le courant; que là ou il y a dégagement de chaleur, il existe également, dans toute la longueur des fils, excepté aux extrémités, ou elle augmente ou diminue, selon que les points d’attache qui retiennent le fil sont moins bons ou

288 DESCRIP. D’UN APF. POUR MES. LES EFF. CAL., ETC.

meilleurs conducteurs que lui. C’est ainsi qu’un fil de zinc , entre des fils de cuivre et de fer de même diamètre, donne sous un courant constant des températures différentes à chacune de ses extrémités.

Nous ne rapportons pas ici les résultats des expériences, puisque nous les avons déjà fait connaître.

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