MÉTAUX
1299. M. Faraday a publié quelques considérations* que nous devons faire connaître, sur le rapport magnétique des métaux, en s’appuyant sur une idée assez généralement reçue en physique , savoir : que tous les. métaux sont magnétiques comme le fer, mais à des températures très-différentes.
Ayant suspendu à des fds très-fins de platine des morceaux de plusieurs métaux dont il avait abaissé considérablement la température, il présenta ces derniers à l’une des extrémités d’une aiguille astatique très-sensible, afin de voir s’ils étaient magnétiques ou non. Les expériences furent faites dans une atmosphère d’environ 20 degrés Farenheith. Les métaux suivants, soumis à des températures inférieures à la congélation du mercure, ne donnèrent aucune trace de magnétisme.
L’arsenic.
L’antimoine.
Le bismuth.
Le cadmium.
Le cobalt.
Le chrome.
Le cuivre.
L’or.
Le plomb.
Le mercure.
Le palladium.
Le platine.
L’argent.
L’étain.
Le zinc.
29B sur les rapp. magnét, gêner, des métaux.
M. Faraday a reconnu que le cobalt et le chrome, dans un très-grand état de pureté, ne sont pas magnétiques, et que, toutes les fois qu’ils possèdent cette propriété, ils ne la doivent qu’à des traces de fer ou de nickel que l’analyse indique.
1300. Cet habile physicien, après avoir vérifié les expériences de M. Barlow sur les conditions magnétiques du fer chaud, a cherché si le nickel se comportait comme le fer; il a trouvé que la température ou il perd ses propriétés magnétiques est beaucoup plus basse que dans le fer, mais qu’elle est également définie et distincte. Chauffé et ensuite refroidi, ce métal reste non magnétique longtemps après que sa température est descendue audessous de la chaleur visible dans l’ombre. Quelques expériences lui ont indiqué que la température propre à enlever au nickel son magnétisme est d’environ 63o degrés. Il suffit d’un léger changement dans cette limite pour lui donner ou enlever cette propriété.
1301. Suivant lui, bien qu’on n’ait pas observé encore le magnétisme dans tous les métaux, parce qu’on n’a pu obtenir une température assez basse, tous les métaux cependant doivent avoir des rapports magnétiques semblables tels, qu’il y a pour chacun d’eux une certaine température au-dessous de laquelle ils sont magnétiques à la manière du fer et du nickel, tandis que lorsqu’ils la dépassent, ils ne peuvent développer cette propriété; il paraîtrait donc que cette capacité pour le magnétisme dépendrait, comme la volatilité et la fusibilité, d’une relation particulière entre les molécules des corps.
1302. M. Faraday désirant connaître la relation entre la température qui enlèverait à un aimant son pouvoir sur le fer doux, avec celle qui priverait ce dernier de sa faculté d’agir sur l’aimant, a élevé graduellement la température de ce dernier. Il a trouvé qu’à peine au point d’ébullition de l’huile d’amande , il perdait sa polarité presque soudainement, et agissait ensuite avec un aimant comme du fer doux refroidi; qu’il fallait ensuite Félever tout à coup à la chaleur orange pour qu’il perdît