DES ALTÉRATIONS DU TER ET DE LA FONTE
forme que par la combinaison cîe l’hydrogène à l’etat naissant avec l’azote de l’air. Nous reviendrons sur ce fait, en traitant de la formation spontanée de l’ammoniaque.
i o 65. On conçoit , d’après ce que nous venons de dire , pourquoi l’on ne trouve que peu d’objets antiques en fer, surtout s’ils ont séjourné dans des endroits humides, car la décomposition une fois commencée a la surface, pénètre jusqu’au centre, par un procédé analogue à la cémentation. C’est ainsi que l’on trouve des masses entières de fer changées en un mélange de fer magnétique et de peroxide, qui renferment quelquefois dans leurs fissures des cristaux d’oxide.
Nous avons trouvé dans les fondations d’un vieux château dont la construction remonte au vme ou au ixe siècle, plusieurs morceaux de fer, de 4 à 5 décimètres de longueur et de 5 centimètres de largeur, presque entièrement décomposés; ils sont transformés en fer hydraté et en fer magnétique on aperçoit encore des parcelles de fer qui sont à l’état métallique, et quelques portions offrent une texture lamelleuse. Si l’on détache de ces lames avec un instrument tranchant, on trouve que leurs surfaces sont recouvertes de deux espèces de cristaux; les plus apparents, qui ont i à a millimètres de longueur, ont une couleur jaune de rouille; ils sont aplatis et leur forme dérive de l’octaèdre régulier. Leur poussière est jaune; ils renferment de l’eau de cristallisation, se dissolvent dans les acides et donnent toutes les réactions propres au peroxide de fer hydraté. Sous ces cristaux en sont placés d’autres de fer oligiste irisé qui, vus au microscope, présentent les faces de la variété binoternaire de Hàiiy; leur aspect est le même que celui des cristaux de l’île d’Elbe.
Les cristaux de peroxide non hydraté et ceux de peroxide hydraté sont à côté les uns des autres. Les premiers résultent-ils de la décomposition du fer hydraté qui se forme toujours quand le fer est exposé à l’action simultanée de l’air et de l’eau, ou bien ont-ils été pro*