ALTERATIONS DU CUIVRE
a été découvert dans la partie basse de la mer, entre la citadelle de Corfou et le village de Castrade. Il renfermait 18 pour cent d’étain. Sa surface était recouverte d’une couche de carbonate de chaux et de cocjuilles. Sous l’incrustation, le métal présentait des couleurs variées, mêlées de taches vertes, blanches sales et rouges. Les taches vertes et rouges avaient une structure cristalline, particulièrement les dernières qui étaient formées d’octaèdres de protoxide de cuivre et de cuivre métallique. Les taches vertes étaient principalement formées de carbonate et de sous-chlorure de cuivre, et la partie blanche composée presque entièrement doxide d’étain. En général, ces produits n’étaient que superficiels, car au-dessous de l’incrustation et de la rouille, l’alliage avait conservé tout son brillant métallique.
M. John Davy a trouvé des formations analogues sur un clou antique et un miroir trouvés, l’un dans un tombeau à Athènes, l’autre dans un tombeau à Samos. Les monnaies antiques qu’il a observées présentaient les altérations suivantes : D’abord des incrustations trèspâles, formées d’un mélange de vert et de parties blanches, qui contenaient une grande proportion d’oxide d’étain , peu de carbonate et de sous-chlorure de cuivre, puis des incrustations noires dues à la prédominance de l’oxide noir de cuivre. Les monnaies qui présentaient ce genre d’altération renfermaient très-peu d’étain.
Les incrustations vert bleuâtre consistaient principalement en carbonate de cuivre , mélangé quelquefois d’une petite portion d’oxide.
Les incrustations vert émeraude abondaient surtout en sous-chlorure de cuivre, et celles qui étaient rouges ne renfermaient presque entièrement que du protoxide de cuivre.
Il était naturel d’examiner s’il n’y avait pas des rapports entre la composition chimique des incrustations des anciennes monnaies et leur contexture. Quelquesunes étaient remarquablement unies, comme si elles avaient été polies, conservant parfaitement l’impression