‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 2)Chapitre 43 sur 208 · ALTÉRATIONS DU CUIVRE · texte numérisé non relu

ALTÉRATIONS DU CUIVRE

Nous avons déjà exprimé notre opinion sur la manière dont nous concevons la cémentation, en lui attribuant une origine électrique ( 1061), ainsi nous n’y reviendrons pas.

Quant à la présence des cristaux de protoxide de cuivre sous la croûte, composée de substances diverses, qui recouvrent quelques objets antiques en bronze, et qui tapissent les petites géodes que l’on trouve dans l’intérieur des médailles, on ne peut guère attribuer leur formation au mouvement moléculaire dont nous venons de parler.

Les notions que nous possédons sur les circonstances de leur production nous mettent à même de concevoir comment ils se trouvent déposés sur les objets antiques : la croûte qui recouvre ces objets une fois formée, le liquide placé au-dessous, ne communiquant que difficilement avec celui qui est à l’extérieur, a dû se saturer davantage de sels de cuivre. D’un autre côté, les portions sur lesquelles il ne s’est pas formé d’incrustation ont continué à être soumises à l’action des agents extérieurs. Il est résulté de là que l’électricité négative provenant de cette dernière action a été repoussée dans l’intérieur, de manière que la portion située sous la croêite qui n’était pas soumise à une action aussi forte que celle qui était à l’extérieur, est devenue le pôle négatif d’un couple voltaïque qui a réagi sur la dissolution enchâssée. Suivant l’intensité de cette action et le degré de concentration de la solution, on aura eu des cristaux de protoxide de cuivre ou de cuivre à l’état métallique.

Nous ferons remarquer que les altérations qu’éprouvent, en général, les médailles dépendent de la nature des terrains dans lesquels elles ont longtemps séjourné. Tous les antiquaires savent que dans les terrains volcaniques elles sont vert-émeraude; c’est le sous-chlorure de cuivre qui domine. Dans le royaume de Naples, loin du Vésuve, elles sont bleues; c’est alors le carbonate qui les colore. Dans les Marais Pontins, elles sont jaunes; du côté d’Agrigente, elles sont blanchâtres. Nous ne

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